“Nous marquons des points contre l’épidémie” : comment la France a limité la propagation du Covid-19 – LCI

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“Nous marquons des points contre l’épidémie” : comment la France a limité la propagation du Covid-19 | LCI

































Santé

STRATEGIE – Dimanche, lors d’un long point presse, Edouard Philippe s’est félicité des résultats obtenus par la France dans sa lutte contre l’épidémie de Covid-19. Le Premier ministre est revenu sur les mesures mises en place et qui ont, selon lui, porté leurs fruits avec le concours des Français. Retour sur les points forts avancés.

Après plus d’un moins de confinement, la France assiste enfin à une “lente décrue”, mais une décrue tout de même. Pour le 11e jour consécutif, le solde des entrées et des sorties de l’hôpital est négatif (-89 patients). Le nombre de malades en réanimation diminue aussi. 

Au total depuis le début de l’épidémie de coronavirus, 80.000 personnes ont été hospitalisées, 36.610 malades sont toujours recensés dans les hôpitaux et 19.718 décès ont été comptabilisés (+395 en 24 heures), a indiqué Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé. Un chiffre certes élevé, mais qui aurait pu l’être encore plus sans l’application de différentes mesures, s’est félicité Edouard Philippe, dimanche lors d’un point presse.

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“Nous marquons des points contre l’épidémie, la situation s’améliore progressivement, lentement mais sûrement. Mais nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire”, a rappelé le Premier ministre. Il a néanmoins salué l’attitude des Français qui ont “dans leur immense majorité” respecté les gestes barrières et le confinement. Le chef du gouvernement a tenu à revenir sur les résultats que la France est en train d’obtenir, rappelant qu’il était important de ne pas relâcher les efforts dans l’application d’une stratégie qui commence à porter ses fruits, selon lui.

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Augmentation du nombre de lits en réanimation

La France dispose habituellement de 5000 lits de réanimation. Face à la propagation de l’épidémie dans le pays, le Premier ministre a rappelé qu’il était important d’augmenter les capacités en réanimation pour faire face à l’afflux de malades dans un état sévère qui n’allait faire que grossir au fil du temps. Pour éviter de se retrouver face à une saturation des capacités d’admission, il a été décidé d’une stratégie en deux temps : augmenter la capacité d’accueil en réanimation et confiner la population pour ralentir la circulation du virus, et donc par ricochet faire baisser le nombre de cas sévères arrivant à l’hôpital. Cela permettait d’avoir des admissions en réanimation en-deçà du plafond des capacités d’accueil dans les services.

Aujourd’hui, la France compte environ 10.500 lits disponibles sur l’ensemble du pays. Le pic a été de 7100 lits occupés par des patients en réanimation pour atteindre 5833 à ce jour et continuer à diminuer “si et seulement si le confinement est respecté dans les semaines qui viennent”.

Mise en place du confinement

Le lundi 16 mars, le gouvernement décide de mettre en place le confinement total de tous les Français à compter du 17 mars midi. Exception faite de certains services de première nécessité, d’entreprises essentielles ou ne pouvant appliquer de télétravail. Des mesures de contrôle des déplacements, du temps accordé aux sorties ou activités sportives ont été décidées. Les contrôles se sont multipliés pour s’assurer que les mesures de distanciation sociale étaient respectées (13,5 millions de contrôles, 800.000 infractions). Les chiffres fournies par Google la semaine passée ont d’ailleurs montré une diminution drastique des déplacements des Français, à pied ou en transports, vers les commerces ou les entreprises. 

Une décision qui a permis au “système hospitalier de tenir”, a rappelé le chef du gouvernement qui a publié des cartes montrant des régions épargnées par l’épidémie, notamment sur la moitié Ouest du pays et le quart Sud-Est. Un scénario qui n’aurait pas été le même sans confinement.

Edouard Philippe a également salué l’attitude des Français des Outre-mer qui ont fait face à la même stratégie qu’en métropole (confinement, augmentation des capacités d’accueil en réanimation), mais aussi des mesures plus fortes comme les couvre-feu imposés et les quarantaines imposées. “Nous avons voulu préserver au maximum les territoires d’Outre-mer de l’arrivée du virus”, a-t-il expliqué, se félicitant d’une “stratégie payante” qui a permis de contenir la propagation du virus et à la situation d’être quasiment “sous contrôle”.

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Transferts entre les régions et avec l’étranger

Pour faire face à un taux d’occupation habituellement de l’ordre de 85 à 90% des lits de réanimation en France, il a donc été décidé d’augmenter la capacité d’accueil, mais aussi de procéder à des transferts afin d’éviter la saturation dans certains centres hospitaliers sous pression, en Ile-de-France, Bourgogne, Franche-Comté, Corse, dans le Grand Est ou encore les Hauts-de-France. “La solidarité nationale et européenne a permis au système hospitalier de tenir”, souligne le Premier ministre. Des opérations d’évacuation sanitaire ont pu être organisées vers des territoires où l’épidémie était beaucoup moins forte, la circulation du virus plus faible et les capacités d’accueil bien plus grandes. 

Au total, 644 transferts ont été effectués grâce à “un exploit logistique, médical et humain remarquable” dont “les Français peuvent être fiers.” Plus de 180 l’ont été réalisés vers des pays frontaliers (Allemagne, Suisse, Luxembourg) et amis (Autriche).

Importation et fabrication de masques

Edouard Philippe est revenu sur l’épineuse question des masques dont le nombre insuffisant a été pointé du doigt. En janvier, la France disposait d’un stock de 117 millions de masques chirurgicaux alors que la consommation hebdomadaire standard des hôpitaux était alors de 5 millions (contre 45 millions aujourd’hui). “La France disposait alors d’un stock de 23 semaines d’avance pour une consommation normale”, tient-il à préciser. La production nationale par semaine était alors de 4 millions de masques. Le pensionnaire de Matignon a également justifié les problèmes rencontrés en mars par le tarissement de la principale source d’approvisionnement, la Chine qui avait recentré sa production vers ses besoins nationaux et cessé une partie de sa fabrication en raison de son propre confinement. 

Le pays a donc plus que doublé sa capacité de production nationale et va encore l’augmenter (plus de 8 millions/semaine). Les importations depuis la Chine ont repris grâce notamment à un pont aérien mis en place. La France se retrouve désormais en possession de plus de masques que ses besoins hebdomadaire (81 millions). “Cela nous permet d’envisager un élargissement de la politique de distribution des masques”, annonce-t-il.

Rapatriements des Français coincés à l’étranger

Les autorités ont également procédé au rapatriement de 160.000 Français qui se trouvaient à l’étranger, dans plus de 100 pays, pour des raisons diverses au moment où la décision du confinement a été prise ainsi que la fermeture des frontières et des aéroports dans d’autres pays. Plus de 1600 vols ont été affrétés pour les faire rentrer. “Ce que la France a réalisé a été rarement réalisé par des pays comparables. Nous avons eu la capacité collectivement de faire rentrer 160.000 Français dans des conditions parfois délicates”, conclut-t-il.

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