Neuvième journée de mobilisation contre la réforme des retraites – Le Monde

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A Paris le 24 janvier lors d’une manifestation intersyndicale et interprofessionnelle contre le projet de reforme des retraites.

« Retrait d’un projet injuste et dangereux ! » Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites il y a deux mois, le mot d’ordre de la CGT, FO, Solidaires, de la FSU et d’organisation de jeunesse (UNEF, MNL, UNL) n’a pas changé. Tandis que le texte a démarré cette semaine son parcours à l’Assemblée nationale, les opposants au projet doivent descendre dans la rue jeudi 6 février.

Des rassemblements et manifestations sont prévus un peu partout en France. Dans la capitale, le cortège partira à la mi-journée de la Gare de l’Est vers la place de la Nation. Lors du huitième appel à une journée interprofessionnelle le 29 janvier, la mobilisation avait marqué le pas, avec 108 000 manifestants en France selon le ministère de l’intérieur, contre 249 000 lors de la journée précédente, le 24 janvier.

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La suite du mouvement doit être décidée lors d’une réunion au siège de la CGT en fin de journée. « Le 17 février, premier jour de passage du texte dans l’hémicycle, est une bonne date pour un nouvel appel », a suggéré Eric Beynel, porte-parole chez Solidaires. Interrogé jeudi matin sur CNews, le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, a de nouveau dénoncé la réforme comme « une erreur historique ». Quant à la poursuite du mouvement, « évidemment c’est compliqué, le mouvement a été très long, le gouvernement est obstiné », mais « nous allons essayer de trouver des moyens » pour maintenir la mobilisation, a-t-il lancé.

Les travaux ont démarré cette semaine au sein de la commission spéciale de l’Assemblée nationale, qui doit examiner plus de 20 000 amendements, dont 19 000 des députés de la France insoumise (FI). La CFDT, favorable à un système « universel » par points, fait du lobbying auprès des députés pour améliorer les textes et a travaillé en ce sens sur des amendements, de même que la CFTC et l’UNSA. De son côté, Force ouvrière a écrit aux parlementaires pour qu’ils « n’approuvent pas » le projet de loi et qu’ils « demandent au gouvernement d’y renoncer ».

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Les secteurs maritime, de l’énergie et des déchets mobilisés

Dans la rue, des actions se sont poursuivies cette semaine, organisées notamment par des fonctionnaires (police scientifique, éboueurs, égoutiers…). Les avocats, en grève depuis un mois, ont été reçus une seconde fois cette semaine par le premier ministre, Edouard Philippe, et vont décider de la suite du mouvement vendredi.

Côté transports, le trafic sera normal à la RATP et devrait être peu perturbé à la SNCF, où seules quelques lignes du réseau Transilien (D, H, J et K) seront touchées par la grève, avec deux trains sur trois. Dans le secteur maritime, la CGT ports et docks a appelé à une nouvelle journée de grève, dite « opération ports morts ». Ces actions, récurrentes depuis plusieurs semaines dans les grands ports, ont été généralement très suivies.

Les salariés du secteur de l’énergie restent aussi mobilisés, notamment dans le traitement de déchets et le nucléaire. A la centrale de Penly (Normandie), où 83 % des salariés sondés ont voté contre la réforme, sept salariés ont reçu mardi la visite à leur domicile d’un huissier venu leur remettre une mise en demeure de libérer le site. Les syndicats CGT, FO, SUD nient toutefois tout blocage.

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Dans le secteur des déchets, les salariés des trois sites d’incinération d’Ile-de-France ont reconduit leur mouvement jusqu’à vendredi. La préfecture a réquisitionné des personnels pour gérer les stocks d’ordures et redémarrer un des fours, à Issy-les-Moulineaux. La métropole Aix-Marseille-Provence a annoncé mercredi soir qu’elle lancerait jeudi une procédure de réquisition de ses agents en grève, pour évacuer les 3 000 tonnes de déchets en souffrance dans les rues. Elle a dénombré une quarantaine de grévistes sur les 2 000 agents de la propreté.

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