Municipales à Marseille : la cheffe de file de l’union de la gauche, Michèle Rubirola, élue maire après le … – franceinfo

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Le député LR Guy Teissier n’a obtenu que 41 voix lors du deuxième tour du vote qui a eu lieu au conseil municipal samedi. 

Après une folle semaine de négociations, le conseil municipal de Marseille a élu la cheffe de file du Printemps marseillais, Michèle Rubirola, comme maire, samedi 4 juillet, à 51 voix contre 41 pour le LR Guy Teissier. Elle l’emporte grâce au retrait de la sénatrice ex-PS Samia Ghali. Cette dernière a annoncé avant le second tour du vote qu’elle retirait sa propre candidature, offrant à Michèle Rubirola les voix nécessaires pour l’emporter. Elle devient la première femme maire de Marseille, et refait basculer la ville à gauche après 25 ans de mandature de Jean-Claude Gaudin.

>> Suivez les réactions à l’élection de la maire de Marseille dans notre direct.

“J’ai pris la décision de ne pas diviser les Marseillais, et de leur permettre d’avoir Michèle Rubirola comme maire”, avait annoncé Samia Ghali aux journalistes quelques minutes plus tôt, avant de confirmer son ralliement à la reprise de la séance. Elle s’est également justifiée sur Twitter.

Samia Ghali n’a pas précisé si elle avait obtenu un accord avec le Printemps marseillais : vendredi, sa demande d’obtenir le poste de première adjointe avait été rejetée par Michèle Rubirola, qui dénonçait un “chantage”.

Les listes d’union de la gauche du Printemps marseillais étaient arrivées en tête des suffrages à l’échelle de la ville dimanche, lors du second tour des élections municipales 2020. Mais sans décrocher assez de sièges pour obtenir une majorité seule au conseil municipal. Le scrutin restait donc très incertain.

Au premier tour, samedi matin, Michèle Rubirola avait recueilli 42 voix, contre 41 pour Guy Teissier, 8 pour Samia Ghali et un vote blanc. Les neuf élus du RN n’ont pas pris part aux votes, après leur départ théâtral dès le début de la séance. Celle-ci a connu une longue suspension à l’issue du premier vote, pour permettre des négociations, qui se sont manifestement avérées décisives.

Michèle Rubirola, médecin de formation, était conseillère départementale des Bouches-du-Rhône depuis 2015, après deux candidatures infructueuses aux législatives sous les couleurs d’EELV. Elle s’était présentée, contre l’avis de son ancien parti, à la tête du Printemps marseillais, une coalition d’une dizaine de formations de gauche, dont le PS et la France insoumise, à laquelle les écologistes avaient fini par se rallier dans l’entre-deux-tours des municipales.

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