Mort à la suite d’un contrôle policier à Paris, le livreur Cédric Chouviat avait répété sept fois “j’étouffe” aux agents – Nice-Matin

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Au cours de l’échange, reconstitué dans ses douze dernières minutes, M. Chouviat qualifie à plusieurs reprises les policiers de “clowns” ou l’un d’eux de “pauvre type“.

Le livreur dit aussi à plusieurs reprises aux fonctionnaires de ne pas le toucher tandis que ces derniers lui demandent de reculer.

Hormis la phase d’interpellation, nous n’avons pas mis en évidence des propos ou des bruits flagrants de violence” de part et d’autre, ajoute l’expert.

Ce dernier relève que les forces de l’ordre tentent de mettre fin à plusieurs reprises au contrôle, avant que la situation ne dégénère.

A 11mn 16s, la personne contrôlée dit au policier qu’il n’est qu’un “guignol”. Le policier décide de l’interpeller“, relate-t-il.

Durant les 22 secondes suivantes, nous entendons différents bruits que nous ne pouvons pas identifier. La personne interpellée dit à plusieurs reprises “J’étouffe”. Et nous entendons un des policiers déclarer “C’est bon, c’est bon, bracelets Ok”, écrit-il ensuite.

Joint par l’AFP, Thibault de Montbrial, avocat des policiers, n’a pas souhaité réagir.

Les avocats de la famille Chouviat, Mes Arié Alimi, William Bourdon et Vincent Brengarth, ont pour leur part annoncé la tenue d’une conférence de presse mardi matin à 11H00.

Depuis le début de l’affaire, la famille de la victime a dénoncé une “bavure policière” causée par des techniques d’interpellation “dangereuses“.

Elle réclame une requalification des faits en “violences volontaires ayant entraîné la mort”, un crime passible des assises, et la suspension des policiers.

Quelques jours après les faits, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait estimé que les résultats d’autopsie “(soulevaient) des questions légitimes, auxquelles des réponses (devaient) être apportées en toute transparence“.

S’il y a des fautes qui sont caractérisées, nous prendrons toutes les sanctions nécessaires“, avait promis le ministre.

Depuis, le débat autour des violences policières a trouvé un très fort écho dans le monde à la suite de la mort de George Floyd, un homme noir filmé en train d’être asphyxié par un policier blanc aux États-Unis fin mai.

En France, il a conduit le ministre de l’Intérieur à annoncer l’abandon prochain de la technique d’interpellation dite “clé d’étranglement”, comme le réclame la famille Chouviat.

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