Mineurs délinquants: Eric Dupond-Moretti veut faire appel à l’armée – LaDepeche.fr

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l’essentiel Ce jeudi matin, le ministre de la Justice a évoqué une solution militaire pour répondre à la problématique des mineurs et jeunes majeurs délinquants. “J’y travaille avec la ministre des Armées”, a-t-il affirmé.

Invité ce jeudi matin sur le plateau de BFMTV, Eric Dupond-Moretti qui était interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le sujet des mineurs et jeunes majeurs délinquants, a évoqué une solution militaire pour répondre à cette problématique.

“Je ne peux pas me résoudre à ce que des jeunes français crachent sur notre drapeau”

« J’ai vu il y a deux jours Florence Parly », a déclaré le garde des Sceaux sur BFMTV, en précisant souhaiter un partenariat justice-armée pour certains mineurs et jeunes majeurs ». « Je ne peux pas me résoudre à ce que certains jeunes français sifflent la Marseillaise et crachent sur notre drapeau, mais je dis également que lorsqu’on regarde un gamin, issu de l’immigration en particulier, comme un Français, il devient Français », a expliqué l’ex-ténor du barreau.

“J’y travaille avec Florence Parly”

Mais comment mettre en œuvre l’encadrement militaire imaginé par Eric Dupond-Moretti ? « On est en train d’y travailler », a révélé le ministre de la Justice, en reconnaissant que la tâche est complexe. « Actuellement, l’armée accueille des jeunes, souvent déshérités. Elle leur propose une formation, ils sont payés, et à l’issue de la formation, on offre le permis de conduire au gamin. Je souhaiterais que le ministère de la Justice puisse intervenir dans ce processus. Maintenant, les choses ne sont pas encore faites parce que techniquement, c’est compliqué », a admis Eric Dupond-Moretti, “mais je travaille, notamment avec Florence Parly, sur ces questions”, a-t-il conclu.

Si le projet évoqué par Eric Dupond-Moretti se concrétise, l’armée pourrait alors constituer une alternative aux centres éducatifs fermés (CEF) créés en 2002 par la loi Perben. Ces structures s’adressent aux mineurs déjà bien installés dans la délinquance et âgés de 13 à 18 ans. Il s’agit de petits internats fermés, avec une capacité de 8 à 10 places, où sont proposées des activités d’enseignement et de formation professionnelle. Les jeunes délinquants sont placés en CEF pendant une durée de six mois renouvelable une fois.

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