A la suite du discours de politique du générale du Premier ministre ce mercredi, Jean-Luc Mélenchon a confirmé que les Insoumis ne lui voteraient pas leur confiance. 

“Vous venez nous demander de vous appuyer pour une nouvelle étape de votre politique. Les députés de La France insoumise s’y opposeront”, a prévenu leur chef de file.

Quelques heures plus tard, le groupe LFI a effectivement voté contre à l’unanimité, ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’obtenir la confiance des députés, avec 363 voix pour, 163 contre et 47 abstentions. 

“Sous prétexte d’Acte II (du quinquennat, NDLR), on y voit comme un bégaiement de l’acte I, et vous êtes le danger”, a clamé Jean-Luc Mélenchon devant les députés, s’adressant indirectement à Emmanuel Macron.

Pour sa première prise de parole depuis les résultats des élections européennes, où La France insoumise est arrivée cinquième, Jean-Luc Mélenchon a reconnu que “la suite du combat” s’annonçait “dans des conditions très dures”, notamment en nombre de députés, mais il a affirmé que son parti “assumerait” la charge de l’opposition.

“Une rude saison commence pour nous”

“Certes, une rude saison commence pour nous”, a estimé le chef de file des Insoumis. “Mais l’Histoire accélère ses développements sur le Vieux continent et elle nous remplit d’espoir pour les opportunités qu’elle nous offre.”

En raison de “la désagrégation commencée avec le Brexit, les délires guerriers de l’Otan, les brigandages de la mondialisation, le court délai avant le déclenchement de la crise climatique”, le député des Bouches-du-Rhône a prédit que “tout condui(sai)t à un moment agité de la civilisation humaine”.

Pour autant, il a estimé que “combattre” la politique du gouvernement actuel, c’était “assumer la responsabilité de l’engagement qui nous fonde dans le long fil de l’Histoire qui unit les morts aux vivants”. Cette responsabilité, pour Jean-Luc Mélenchon, c’est aussi “ouvrir la voie d’une alternative” et garantir qu'”un autre futur doit rester possible”.