Le chef de la France insoumise a estimé, dans une note de blog publiée sur Facebook ce mardi, que la France Insoumise était victime “d’un harcèlement de principe” de la part des médias. Jean-Luc Mélenchon a aussi réagi, tardivement, à l’affaire Thomas Guénolé qui avait secoué les rangs du parti à la mi-avril.

“Avec la ligue du LOL puis le commando sexiste de France Info, nous avons appris qu’existaient dans certains médias des groupes de journalistes qui pratiquaient une technique sadique du harcèlement individuel destiné à briser psychologiquement leurs cibles”, soulève-t-il.

“Pour nous, les Insoumis, et pour certain.e.s d’entre nous en particulier c’est une évidence : nous sommes l’objet d’un harcèlement ‘de principe'”, accuse Jean-Luc Mélenchon dans sa publication.

“Dire que je suis un dictateur ne repose” sur rien

Le leader de LFI déplore, dans sa longue tribune critique envers la presse, qu'”il ne se passe pas une semaine sans que (lui et le parti ne soient) accusés de toutes sortes de choses, sur un mode à la fois personnel et toujours assez vague pour que nous ne puissions répondre vraiment”. Il prend pour exemple “cette accusation inouïe d’être ambigu sur l’antisémitisme sans aucun fait aucune démonstration aucune plainte”.

Le chef des insoumis accuse aussi les médias de “sexisme éhonté” à l’égard de Sophia Chikirou, son ex directrice de communication.

“Par sexisme lui est sans cesse demandé de se positionner par rapport à moi jusqu’au point où la répétition de la question puisse faire croire à un problème sur le sujet ; jusqu’à l’absurde quand un journaliste lui jette à la figure ‘mais vous voyez bien que vous êtes obligé de vous justifier’ alors même qu’elle répond à sa propre question sur ce sujet”, vitupère encore l’élu des Bouches-du-Rhône dans sa publication.

Jean-Luc Mélenchon est enfin revenu sur l’affaire Thomas Guénolé sur laquelle il ne s’était pas encore exprimé publiquement et dont il a dit ne savoir “absolument rien”. Le chef de LFI  évoque, non sans amertume, celui “qui se disait mon ami fidèle la veille encore et qui n’avait jamais évoqué quelque désaccord que ce soit sur quelque sujet que ce soit”.

Le 18 avril dernier, à quelques semaines des élections européennes, le politologue Thomas Guénolé avait pris ses distances avec la France Insoumise, accusant Jean-Luc Mélenchon de diriger le parti en autocrate.

“Dire que je suis un dictateur ne repose sur aucun fait (…) Tout le monde est capable de dire que je suis un dictateur mais personne ne peut donner l’exemple d’une décision qui le prouve”, dénonce le chef de parti dans sa note de blog.