Méfiez-vous de tout

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Méfiez-vous de tout

Les plateformes de streaming font parfois penser au terrier du lapin dans Alice au pays des merveilles : on sélectionne un film et on tombe sur des pépites. Dans mon cas, la section thriller de Netflix.

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Au commencement était la peur

En ouvrant l’application sur ma télévision, j’ai constaté que Netflix diffusait un vieux thriller dont j’avais gardé un assez bon souvenir : Fear. Il met en scène Reese Whiterspoon, Mark Wahlberg ainsi qu’Alyssa Milano. L’histoire est classique : une jeune fille sage tombe sur un mauvais garçon et c’est l’escalade dans la violence.

Il est intéressant de revoir certains films que l’on a pu regarder en étant enfant ou adolescent ou même très jeune adulte. Est-ce que le souvenir que l’on en a est le même ? Voit-on les mêmes détails ? Les sensations ressenties sont-elles identiques ? Dans le cas de Fear, l’impression positive du film n’a pas varié, mais un élément est venu capter mon attention. En informatique, en particulier en matière de sécurité, on dit souvent que la première faille est l’interface chaise-clavier. Cette expression désigne l’erreur humaine, qu’il s’agisse d’une étourderie, d’un manque d’attention ou d’un manque de connaissances.

Dans Fear, la mise en péril de la famille provient partiellement d’une erreur de ce type. Sans pour autant dévoiler toute l’intrigue, la dernière partie du film n’aurait pu avoir lieu si l’héroïne n’avait pas fait confiance à la mauvaise personne. Ce détail, en particulier, est toujours d’actualité. Dans l’ensemble, le film a bien vieilli, car l’histoire est assez universelle. Néanmoins, il y a un détail qui ne pourrait plus avoir lieu de nos jours. Saurez-vous trouver lequel ?

Disgrâce

Production originale de Netflix, Rupture Fatale (A Fall from Grace) vaut largement le détour. Tout y est parfait : les acteurs, l’histoire, la tonalité, la photographie. On a beau chercher, ce thriller très original, très bien ficelé et fondamentalement crédible, est une vraie réussite.

L’histoire peut paraître banale à pleurer : une femme tombe amoureuse d’un homme plus jeune qu’elle, l’épouse et se rend compte qu’il n’est pas l’homme qu’elle croyait. C’est grâce à son avocate que la vérité doit surgir. On ne voit absolument pas les deux heures passer, contrairement à d’autres films qui s’étirent en longueur.

Là encore, sans vous dévoiler toute l’intrigue, une partie de la vérité va surgir grâce aux fadettes des téléphones portables et à leurs bornages. On oublie à quel point ces petits objets de notre quotidien peuvent nous faire dire des choses que l’on souhaitait garder secrètes.

« Obsessed » pas obsédant

Malgré un casting de rêve — Beyoncé, Idris Elba, Ali Larter et Jerry O’Connell, Obsessed reste relativement quelconque. Cadre supérieur dans une firme financière, Derek a tout pour être heureux. Il gagne bien sa vie, il est très heureux en ménage, vient d’acheter une belle maison. Tout irait bien dans le meilleur des mondes si une intérimaire ne s’était pas prise de passion pour lui.

À partir de là, tout bascule. Trop entreprenante, elle quitte d’elle-même la société, mais continue d’envoyer des messages divers à Derek, jusqu’à lui porter préjudice professionnellement. En effet, à partir du moment où le réseau utilisé est celui de l’entreprise, cette dernière a le droit — on est aux États-Unis, pas en France — de consulter le contenu des messages. Retrouver des photos coquines fait mauvais genre. Finalement, tout se termine bien, mais les 1 h 48 du film risquent de vous paraître assez longues.

Alors qu’il est extrêmement classique, le film fait un carton aux États-Unis. La présence de Beyoncé à la fois en tant qu’actrice, mais aussi comme productrice n’y est sans doute pas étrangère. Certains aspects du scénario sont trop simplistes. Ainsi, la scène mettant en scène la baby-sitter manque de crédibilité. Imagine-t-on réellement qu’une femme, dont le mari est poursuivi par une psychopathe, puisse confier son enfant, sans prévenir, à la nourrice du danger potentiel d’ouvrir la porte à n’importe qui ? Autre détail que l’on retrouve habituellement dans les films d’horreur : la police ne sert à rien. On retrouve également cet axe dans Fear : les forces de police sont là pour faire joli dans le paysage, mais n’ont aucune utilité.

Ne couchez jamais avec un hacker

Autre production Netflix, qui a cartonné : Rencontre fatale. Disons-le d’entrée de jeu : au début, on le regarde surtout parce qu’on veut voir Omar Epps alias Docteur Foreman dans Docteur House, jouer un dangereux sociopathe. Ellie est heureuse en ménage, mais à la faveur d’un rendez-vous professionnel, elle croise un ancien de camarade fac. Après un flirt un peu poussé, elle met fin à la relation. David ne l’entend pas de cette oreille et va s’immiscer autant que possible dans la vie d’Ellie.

Dans la catégorie thriller, à choisir, on préférera Obsession secrète dont le scénario est beaucoup plus original et qui nous promène de bout en bout. On ne comprend la machination qu’en même temps que l’héroïne, contrairement à d’autres films du même type où tout est cousu de fil blanc.

Il va falloir prendre son mal en patience avant de pouvoir retrouver un semblant de vie nocturne et sociale. Si vous n’êtes pas client de film-catastrophe ni de films d’horreur, Netflix pourra vous fournir quelques thrillers assez sympathiques. En dehors des productions de la plateforme, on (re) verra avec bonheur certains classiques dont Shutter Island ainsi que Zodiac. Ce dernier est spécialement indiqué pour les fans de cryptologie et les amateurs de tueurs de série, même s’il n’est pas exempt de quelques longueurs.

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