Masques dans les lieux publics ouverts : Castex en déplacement à Lille, où l’épidémie progresse – Le Monde

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Le préfet du Nord a annoncé l’obligation du port du masque dans l’espace public ouvert, dans certaines zones de la métropole européenne de Lille.

Le premier ministre, Jean Castex, est arrivé lundi 3 août à Lille pour une visite de quelques heures destinée à faire un point sur la résurgence de l’épidémie dans la métropole, où le port du masque est désormais obligatoire dans certains lieux publics ouverts.

Le premier ministre, ainsi que celui de l’intérieur, Gérald Darmanin, et le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ont commencé leur visite autour de 9 heures par un exposé de situation à l’agence régionale de santé. M. Castex doit ensuite se rendre à l’Institut Pasteur de Lille où un centre de dépistage « en mode drive et piéton » a été mis en place.

Enfin, il est attendu dans un atelier de fabrication de masques à Roubaix, ancienne capitale de l’industrie textile. L’usine, créée à la hâte lors de la crise sanitaire, fait partie du réseau Résilience, qui milite pour la relocalisation de cette activité en France et regroupe PME et entreprises d’insertion. Elle produit des masques en tissu en forme de bec de canard, lavables 20 fois.

M. Castex, qui multiplie les déplacements depuis sa nomination le 3 juillet, doit s’exprimer à l’issue de cette visite, depuis l’hôtel de ville de Roubaix, après avoir constaté sur le terrain l’application du port du masque obligatoire déjà en vigueur dans d’autres communes.

Le préfet du Nord, Michel Lalande, a annoncé, vendredi 31 juillet, cette obligation dans certaines zones publiques susceptibles d’accueillir des concentrations de personnes, après l’autorisation donnée aux préfets d’étendre le port du masque obligatoire dans les « lieux publics ouverts ». Cette décision concernera notamment les zones de forte fréquentation comme les rues piétonnes et « tous les espaces verts urbains ». « Nous passons de la suggestion insistante à l’imposition impérative », a fait savoir le préfet qui entend « imposer pour ne pas reconfiner ».

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Valable un mois, l’arrêté sera « reconductible » et ajustable « en fonction de l’évolution de l’épidémie », tant au niveau de son « contenu » que « sur un plan géographique », dans un contexte estival qui encourage les rassemblements en plein air.

Inquiétude autour du taux d’incidence

Dans la métropole lilloise, qui compte 95 communes regroupant 1,2 million d’habitants, les autorités constatent une progression « inquiétante » de l’épidémie : le taux d’incidence a presque doublé en une semaine, atteignant désormais 31 personnes contaminées pour 100 000 habitants. Dans le « cœur de la métropole », ce taux se situe même « autour de 40, encore plus proche du seuil d’alerte », fixé à 50.

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Après la Mayenne – où le masque doit être porté dans les lieux publics de 69 communes – Perros-Guirec, Saint-Malo, Biarritz ou encore Orléans, d’autres décisions similaires pourront être prises localement par les préfets « en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire », a dit vendredi le ministre de la santé, Olivier Véran.

Le discours des autorités a évolué au fil des semaines (et des connaissances scientifiques), passant d’un masque « inutile pour toute personne dans la rue » jusqu’à aboutir à une obligation dans tous les lieux publics clos, le 20 juillet, et donc désormais dans certaines zones publiques.

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En cas de non-respect de la mesure, l’amende s’élèvera à 135 euros. En cas de récidive, elle passera à 1 500 euros. Une troisième entorse exposera le contrevenant à six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende.

Le premier ministre, qui multiplie les déplacements, a, par ailleurs, rendu visite dimanche soir à la plate-forme du Samusocial de Paris, situé à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), exprimant son « inquiétude » pour les sans-abri particulièrement touchés par le Covid-19, avant de suivre une maraude.

« Je ne viens pas vous voir pour cocher une case, mais pour vous dire tous mes encouragements et mon admiration », a affirmé Jean-Castex à son arrivée à Ivry-sur-Seine, avant de souligner qu’il avait lui-même créé « le Samusocial de Toulon » quand il était directeur des affaires sociales et sanitaires du Var.

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Le Monde avec AFP

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