Mario Draghi, enquête sur l’homme qui veut sauver l’Italie – Les Échos

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Publié le 13 févr. 2021 à 8:30Mis à jour le 13 févr. 2021 à 8:49

A Rome, on murmure en souriant que sauver l’euro n’était que « la partie facile du job ». Sauver l’Italie sera une autre paire de manches. En l’espace de quelques jours, le retour de « Super Mario », qui vient de soumettre son gouvernement au président Mattarella, semble avoir balayé les doutes. Un « putsch de velours » ? Faute de vraie alternative, l’ex-sauveur de l’euro a d’ores et déjà réussi l’exploit de réunir sur son nom l’ensemble des forces politiques, hormis… le parti post-fasciste, Fratelli d’Italia (Frères d’Italie), de Giorgia Meloni.

« Draghi est comme Ronaldo [l’attaquant-vedette de la Juventus, NDLR]. Il ne peut pas rester sur le banc », a reconnu Giancarlo Giorgetti, le nouvel homme fort de la Ligue, l’un des premiers à soutenir l’idée d’un gouvernement de salut national piloté par Mario Draghi. Après tout, même son prédécesseur, Giuseppe Conte, n’avait jamais détenu de mandat électif avant son arrivée au Palazzo Chigi (siège du gouvernement). A elle seule, la gravité de la pandémie ne suffit pas à expliquer ce miracle. Le Blitz du « Ronaldo des finances publiques » est aussi l’ultime fruit amer de l’effondrement larvé du système des partis traditionnels italiens.

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