Marine Le Pen veut une information sur les conditions de la libération de Sophie Pétronin – BFMTV

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La présidente du Rassemblement National demande au gouvernement des éclaircissements sur les contreparties données pour la libération de l’ex-otage.

Marine Le Pen a demandé vendredi que l’exécutif informe les partis politiques et les parlementaires des “conditions” de la libération de l’ex-otage Sophie Pétronin au Mali. “Je me réjouis quand une Française, qui a été enlevée et est restée en détention près de quatre ans, est libérée”, a déclaré la présidente du Rassemblement national lors d’une conférence de presse sur l’immigration au siège de son parti à Nanterre.

Mais “le gouvernement ou même le président de la République s’honoreraient à informer les présidents de partis et les présidents de groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat des conditions qui ont présidé à cette libération“, a ajouté la candidate à la présidentielle.

“Jamais on ne devrait transiger avec l’islamisme”

“Les échos que nous avons eus, qui évoqueraient non pas quelques dizaines, mais semble-t-il quelques centaines, d’islamistes qui auraient été libérés en contrepartie, dont des jihadistes, (ne sont) évidemment pas pour nous rassurer quand on est attaché à la sécurité de notre pays”, a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Elle a réitéré cette inquiétude dans un tweet vendredi en début d’après-midi, en évoquant la présence des soldats français sur le sol malien.

“Nos soldats combattent au Mali depuis de longues années. Certains de leurs camarades sont morts au combat. Jamais on ne devrait transiger avec l’islamisme et permettre la libération de djihadistes, au risque d’exposer plus encore nos Armées déjà durement éprouvées”, écrit la députée.

Des zones d’ombre dans la libération

Sophie Pétronin, la dernière otage française dans le monde, a recouvré la liberté au Mali et a atterri à la mi-journée en France, épilogue de près de quatre années de détention aux mains de jihadistes présumés.

Sa libération et celle d’autres otages parachève une opération dont la genèse, le déroulement mais aussi les implications pour le gouvernement de transition au Mali sont entourés de vastes zones d’ombre.

Elle a coïncidé avec la remise en liberté entre dimanche et mardi de plusieurs dizaines de prisonniers que des responsables maliens, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ont présenté comme des jihadistes, mais dont l’identité et le profil n’ont pas été divulgués.

S. V. avec AFP

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