Julie Douib, trentième victime de féminicide depuis le début de l’année 2019, “avait alerté, elle avait expliqué qu’elle était menacée, son ex-conjoint s’en était presque vanté. Donc là, ce n’est pas seulement triste, c’est inadmissible”, déclare la directrice générale d’Oxfam France Cécile Duflot, invitée de franceinfo samedi 9 mars, alors que trois marches blanches sont organisées en hommage à cette femme.

En matière de lutte contre les violences faites aux femmes, “les choses progressent et heureusement mais il y a encore du chemin à faire”, déplore l’ancienne députée écologiste. “Du chemin de formation, du chemin de prise de conscience, du chemin financier, budgétaire pour trouver des moyens pour accueillir ces femmes et puis aussi peut-être donner des techniques aux entourages. Qu’est-ce qu’on fait quand on sait que quelqu’un de proche est victime de violences, à qui on s’adresse ?” s’inquiète Cécile Duflot.

“Je pense qu’il faut aussi que ça soit un chantier collectif de toute la société”, revendique-t-elle, “que ça soit pour le harcèlement, les violences sexistes ou les violences conjugales, il y a des politiques publiques possibles et, en plus d’aider les victimes, il faut aussi libérer des moyens pour soigner et pour prendre en charge les hommes violents”. La directrice générale d’Oxfam France regrette que “les budgets aient baissés” et estime que “la question sur ces sujets-là, c’est vraiment une question de passage à l’acte.”