C’est une vidéo qui tourne en boucle depuis sa diffusion. On y voit des dizaines de jeunes, interpellés jeudi à Mantes-la-Jolie, regroupés dans le jardin d’un pavillon et dans une maison associative, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis sur le sol. Des images qui ont scandalisé à gauche.

Vendredi, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré avoir été « choqué » par les images, mais a tenu à rappeler le « contexte » de violence qui a mené à cette opération. Invité de France Inter, il a demandé la plus grande prudence au moment d’analyser la séquence. « Il faut faire très attention aux images découpées, il faut savoir ce qu’il s’est passé », a lancé Jean-Michel Blanquer. Selon lui, «  ce n’était pas une rafle ce qui s’est passé hier (jeudi), on emploie des mots qui sont totalement inadaptés  ».

« Il y a des éléments extérieurs au lycée, des personnes de plus de 20 ans souvent, qui avaient accumulé des poubelles les jours précédents, ils ont coincé le lycée, rameuté des lycéens parfois venus d’autres départements, ils ont envahi un pavillon, volé des bonbonnes de gaz… Ils ont commis des exactions, attaqué les forces de l’ordre qui ont cherché à les neutraliser et en les neutralisant, ils les ont mis contre un mur avec les images que l’on voit », a-t-il poursuivi.

Interrogé par Le Monde, Jean-Jacques Brot, préfet des Yvelines a reconnu que « ces images sont impressionnantes », mais a souligné qu’« aucun jeune n’a été blessé, ni maltraité, nous n’avons enregistré aucune plainte ». « Comment 70 policiers maintiennent-ils au calme 150 jeunes ? Il leur fallait bien trouver des moyens pour les faire tenir tranquilles. Je ne connais pas d’autres méthodes », ajoute au Monde Thierry Laurent, le directeur de cabinet du préfet.