Au cœur de la polémique depuis plusieurs semaines, l’utilisation du LBD, lanceur de balles de défense. Il ne sera pas interdit, le Conseil d’État a rendu sa décision vendredi 1er février. Pour les policiers, c’est une satisfaction. Selon eux, cette arme utilisée pour repousser les manifestants les plus violents est nécessaire au maintien de l’ordre. Pour Stanislas Gaudon du syndicat Alliance police nationale, si l’interdiction avait été prononcée “on risquait de voir des collègues pris pour de la chair à canon et ils n’auraient pas pu riposter, on aurait donc eu un risque d’avoir plus de blessés à la fois chez les manifestants et les forces de l’ordre.”

Depuis le début du mouvement “gilets jaunes”, il y a eu 9 228 tirs de ces balles de caoutchouc, donnant lieu à l’ouverture de 36 enquêtes concernant le LBD, selon le ministère de l’Intérieur. Ce dernier reconnaît en outre 10 blessures irréversibles à l’œil, mais selon les manifestants, le chiffre serait bien supérieur et les blessures ne concerneraient pas que les yeux. À Strasbourg (Bas-Rhin) un jeune homme a été touché à la mâchoire, alors même que les policiers ont interdiction de viser le haut du corps. Les anti-LBD se disent prêts à lancer d’autres procédures pour demander à nouveau l’interdiction du lanceur de balles de défense.

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