Manifestation parisienne en mémoire de Clément Méric, huit ans après la mort du militant antifasciste – Le Monde

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Le cortège s’est élancé peu après 14 heures de la place de la République en direction de la place Gambetta, à Paris.

Un millier de personnes ont manifesté dans le calme samedi 5 juin dans l’après-midi à Paris, en mémoire du militant antifasciste Clément Méric, tué en 2013 à la suite d’une rixe avec des skinheads, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse.

« 8 ans après, Clément vit dans nos luttes, combattons le fascisme », pouvait-on lire sur la banderole de tête du cortège dans lequel figuraient des sections antifascistes de Paris, des militants de la CGT Paris, du NPA, de l’Union communiste libertaire (UCL), du syndicat Solidaires, de la Confédération nationale du travail (CNT) ou de l’UNEF.

Le cortège, composé de 1 000 à 1 500 personnes selon les organisateurs, s’est élancé peu après 14 heures de la place de la République, pour arriver place Gambetta (20arrondissement) aux alentours de 16 h 30. « Au-delà de la mémoire de Clément Méric, il faut être là car on constate une diffusion des idées d’extrême droite à énormément de niveaux », a déclaré un enseignant du supérieur présent à la manifestation, qui a souhaité conserver l’anonymat.

Au lendemain du procès en appel

Accompagnée de slogans (« Nous sommes tous antifascistes », « Nous sommes tous des enfants de Gaza »), cette manifestation intervient au lendemain du procès en appel au terme duquel deux anciens skinheads ont été condamnés à cinq et huit ans de prison pour la mort de Clément Méric, après une brève rixe entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite, en marge d’une vente privée de vêtements de la marque Fred Perry.

Lire aussi Mort de Clément Méric : les deux accusés skinheads condamnés en appel à huit et cinq ans de prison

Esteban Morillo et Samuel Dufour, jugés devant la cour d’assises de l’Essone, ont écopé de peines moins lourdes qu’en première instance, en 2018, où ils avaient été respectivement condamnés à onze et sept ans de prison.

« Un procès c’est mieux que rien mais ce n’est pas suffisant avec le climat de montée actuelle du fascisme, notamment dans l’enseignement supérieur et les appels récents à des coups d’Etat lancés par des anciens militaires », a lancé Emma, une étudiante qui n’a pas souhaité dévoiler son nom de famille.

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Le Monde avec AFP

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