Malgré les déclarations de Jean Castex, le secteur culturel en attend plus du gouvernement – Le Monde

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Nicolas Demorand et Jean Castex, dans les studios de France Inter, le 26 août à Paris.

Serait-ce la première défaite de la nouvelle ministre de la culture, Roselyne Bachelot, nommée le 6 juillet ? Auprès des professionnels du secteur, qu’elle a consultés depuis le 19 août, elle avait promis de se battre pour une mesure-phare, espérée par l’ensemble de la filière : permettre à toutes les petites et moyennes salles de spectacles vivants d’accueillir les spectateurs jusqu’au maximum de leur jauge, sans respecter la règle, aujourd’hui en vigueur, d’un siège inoccupé sur deux. Sur les ondes de France Inter, mercredi 26 août, le premier ministre, Jean Castex, a en partie douché cet espoir : dans les départements classés « rouges », où le virus circule activement, les salles devront se résigner à fonctionner avec une capacité d’accueil réduite de moitié. En revanche, selon nos informations, cette règle n’aura plus cours dans les zones « vertes » ; l’annonce devrait être faite jeudi lors d’une réunion au ministère de la culture, avec des représentants du spectacle vivant.

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Par ailleurs, le port du masque, aujourd’hui facultatif, sera rendu systématique dans tous les espaces culturels fermés. Les rassemblements de plus de 5 000 personnes restent interdits, sauf dérogations préfectorales – possibles uniquement dans les départements « verts ».

Conscient des attentes d’un milieu particulièrement frappé par la pandémie, Jean Castex s’est empressé de lui distribuer des signaux autrement positifs : « Le secteur culturel a beaucoup souffert de cette crise, plus que d’autres, a-t-il convenu. Vivre avec le virus, c’est se cultiver avec le virus. » Sur les 100 milliards d’euros du plan d’urgence de relance, qui devrait être présenté le 3 septembre, 2 milliards seront ainsi alloués à la culture – pour rappel, le budget de la Rue de Valois représente entre 0,5 et 1 % des dépenses de l’Etat, en « temps normal ». Cette somme s’ajoute aux 5,9 milliards déjà débloqués depuis le début de l’épidémie pour les secteurs de la culture et des médias.

« Inciter les salles à rouvrir »

Plus spécifiquement, l’Etat ne dédommagera plus les salles qui ont choisi de fermer leurs portes. En revanche, la puissance publique veillera à « compenser l’écart entre les recettes et le point d’équilibre » habituel, promet le premier ministre. Autrement dit, le manque à gagner des salles de spectacles et de cinéma, mais aussi des festivals, sera comblé. Rester à estimer cette différence.

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