Maison squattée : la famille a un logement à Paris, le mari en garde à vue pour violences – La Voix du Nord

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Coup de théâtre lundi soir dans l’affaire de la maison squattée à Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes). La gendarmerie est intervenue pour arrêter le mari, suspectée de violences sur sa femme. Celle-ci a quitté la maison que la famille squattait depuis août avec ses deux enfants. Fin de l’histoire ? Pas vraiment…

Petit rappel des faits : Henri Kaloustian et son épouse ont quitté Lyon mi-août pour venir s’installer dans leur résidence secondaire. Mais en arrivant, ils ont découvert qu’une famille occupait déjà les lieux, et que les serrures avaient été changées. Après de vifs échanges, le couple de propriétaires avait dû dormir dans sa voiture avant de rentrer bredouille à Lyon.

L’arrestation du mari et le départ de la famille devraient donc constituer l’épilogue de cette histoire. Sauf que, par le biais de son avocat, le mari en garde à vue a indiqué qu’il pourrait revenir dans la maison à l’issue de sa garde à vue. Et, surtout, que la maison en question n’est pas vide : selon BFMTV, un homme se présentant comme un ami des squatteurs est présent.

« On a un logement sur Paris mais on a dû partir »

Par ailleurs, toujours selon BFMTV, la mère de famille assure qu’ils n’ont pas forcé l’entrée de la maison. « On a un logement sur Paris mais mon mari a eu des problèmes et on a dû quitter Paris, a-t-elle expliqué à nos confrères. On a dormi plus d’une semaine en station-service avec les enfants, ensuite mon mari a rencontré une personne qui lui a dit : «Je peux vous louer un logement» et donc mon mari a payé et c’est lui qui nous a emmenés ici. »

Un loyer de 1 000 euros, que ce mystérieux individu aurait promis de venir récupérer tous les mois. « Nous, on veut pas de problème. On se sent comme des criminels alors qu’on n’a rien fait. On veut juste trouver un logement », a-t-elle aussi déclaré.

La procédure peut durer

Si les Kaloustian ont engagé la procédure pour expulser définitivement les intrus, celle-ci s’annonce longue. C’est à eux de prouver qu’ils sont les propriétaires du bien et c’est aussi à eux de payer les frais d’expulsion (avocat).

Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, a toutefois promis lundi sur CNews que les services de l’Etat allaient essayer d’accélérer ces démarches.

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