Macron annonce qu’il se rend mercredi en Irak pour lancer une initiative sur la souveraineté – Le Figaro

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Emmanuel Macron a annoncé mardi à Beyrouth qu’il se rendait en Irak mercredi matin pour lancer, avec l’ONU, une initiative en soutien à «la souveraineté» du pays. «Je vous confirme que je serai demain matin en Irak pour lancer en lien avec les Nations unies une initiative pour accompagner une démarche de souveraineté», a déclaré le président français, au lendemain de l’annonce de cette visite par des responsables irakiens.

Cette visite, sa première en Irak depuis son élection en 2017, avait été annoncée lundi par des responsables irakiens, mais sans être confirmée par Paris pour des raisons de sécurité. A Bagdad, où il restera quelques heures, Emmanuel Macron rencontrera le Premier ministre Moustafa al-Kazimi, nommé en mai, son homologue, Barham Saleh, et d’autres responsables politiques, a indiqué une source gouvernementale irakienne à l’AFP. Les entretiens seront axés sur la «souveraineté», ont précisé les sources irakiennes, affirmant que Bagdad cherchait à emprunter son propre chemin à l’écart des vives tensions entre ses deux alliés, Washington et Téhéran.

L’Irak est en effet pris en étau depuis des années entre les deux capitales, une position de plus en plus difficile depuis le début en 2018 d’une campagne de «pression maximale» des Etats-Unis contre l’Iran. Le message du chef de l’Etat français devrait faire écho à celui de son chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian, qui a souligné, lors d’une visite en Irak en juillet, la nécessité pour Bagdad de «se dissocier des tensions de son voisinage». Le 27 août, la ministre française des Armées, Florence Parly, a elle aussi mené des entretiens à Bagdad et Erbil, capitale de la région kurde (nord), rappelant notamment l’importance de poursuivre la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Interrogé à Beyrouth sur la présence de djihadistes présumés français emprisonnés en Irak, Emmanuel Macron a répondu que ceux qui «font le choix libre d’aller combattre sur des théâtre extérieurs et se rendent coupables d’actes terroristes dans un Etat souverain» ont vocation à «être judiciarisés dans cet Etat». Sur les 150 Français arrêtés pour avoir appartenu au groupe Etat islamique (EI), la quasi-totalité sont détenus dans les camps et prisons sommaires des Kurdes du nord-est de la Syrie. Et 11 Français sont détenus en Irak, où ils ont été condamnés à mort.

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