Lyon : qui est le «père Nikos», le prêtre orthodoxe blessé par balles – Le Parisien

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Il était 16 heures ce samedi après-midi lorsque deux coups de feu ont retenti derrière l’église orthodoxe grecque de Lyon dans le VIIe arrondissement, provoquant la panique dans le quartier. Deux balles, tirées avec une arme à canon scié par un homme de haute stature habillé de noir, qui ont atteint un autre homme en plein abdomen. Son pronostic vital est engagé. La victime est un Grec de 52 ans qui officie comme prêtre orthodoxe dans cette église. Nikolaos K. connu sous le nom de « père Nikos » a été visé en sortant de l’église qu’il était en train de fermer. Aux agents de la police municipale arrivés en premier sur les lieux, il a juste pu confier ne pas connaître son assaillant.

« Une patrouille de police municipale qui a entendu les détonations a aperçu un individu prenant la fuite et a découvert près de la porte arrière de l’église un homme blessé par balle qui s’avère être l’archiprêtre du lieu de culte », indique le parquet de Lyon qui a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat » confiée à la PJ de Lyon.

Le parquet de Lyon, qui travaille en lien avec le parquet national antiterroriste, dit « n’écarter ni privilégier aucune hypothèse ». Ce samedi soir, un suspect correspondant au signalement de l’assaillant a été interpellé dans un kebab du quartier. Il a été placé en garde à vue.

Accusé d’être associé à des détournements de fonds

Le père Nikos, en poste depuis huit ans à l’église orthodoxe grecque, devait en tout cas en partir prochainement. Arrivé au bout de son mandat, il devait être remplacé par un autre prêtre, déjà nommé, qui attendait que Nikolaos K. libère l’appartement qu’il occupait au-dessus de l’église avec sa femme et ses deux enfants.

L’agression subie par le prêtre a provoqué l’émoi dans la communauté grecque de Lyon. « On est sous le choc, on attend de savoir ce qui s’est passé » confie Nicolas Angeloudis, l’ancien président de la communauté hellénique de Lyon, « je l’ai vu encore dimanche dernier, à la messe, c’était la dernière messe à cause du confinement. On a discuté après ».

Il y a deux ans, le nom de ce prêtre orthodoxe avait été associé à une sombre histoire, accusé par un ancien moine grec orthodoxe, Jean-Michel Dhimoila, de détournement de fonds, mais également de harcèlement sexuel et d’autres maux encore. Des accusations, répétées et diffusées sur un blog monté par le moine, qui avait amené le père Nikos à engager des poursuites pour « dénonciations calomnieuses ».

Lors de l’audience, en novembre 2018, le tribunal correctionnel de Lyon avait mesuré les tensions entre les deux hommes. Jean-Michel Dhimoila avait au final été condamné pour diffamation, puis à nouveau en appel. Plus récemment, le père Nikos s’était confié à des proches pour évoquer des problèmes au sein de son couple.

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