L’université d’été du PS, rampe de lancement d’Anne Hidalgo pour la présidentielle – Le Monde

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La maire de Paris, Anne Hidalgo (au centre), accompagnée du premier secrétaire du PS Olivier Faure, à Blois, le 27 août.

Pour le premier jour de son campus d’été, à Blois, le Parti socialiste a mis en scène la convergence entre une probable candidature et les attentes des militants. Même si elle ne s’est pas encore lancée officiellement, il fallait donner un parfum d’évidence à l’investiture d’Anne Hidalgo. Accueillie de bonne heure par le premier secrétaire, Olivier Faure, la maire de Paris a été au centre de toutes les attentions avant de se livrer, dans la soirée, devant l’escalier monumental du château de François Ier, à un quasi-discours de candidature devant les adhérents socialistes appelés à la sacrer lors d’une prochaine primaire interne.

Il y avait bien quelques zones d’ombre dans ce tableau unanimiste. Le maire du Mans Stéphane Le Foll, en lice pour l’investiture présidentielle, a longuement arpenté le parvis de la place Jean-Jaurès pour fustiger l’absence de débat, la « peur du vide » qui explique selon lui que la majorité du parti se range derrière l’édile. « Tous ces petits jeunes que j’ai connus sont devenus très méprisants », remarquait l’ancien ministre de l’agriculture. A quelques pas, la seule concurrente déclarée à Olivier Faure pour le renouvellement de son mandat de premier secrétaire, Helène Geoffroy, critiquait quant à elle l’« inanité » de bureaux nationaux « désertés » et l’absence de consultation.

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Anne Hidalgo et son aréopage se sont tenus à bonne distance de ces querelles. Tout juste a-t-on pu entendre la maire réagir à la proposition de primaire interne du premier secrétaire : « Ça me paraît un très bon choix. » Ayant pour thème le multilatéralisme, la table ronde choisie par la maire l’a emmenée loin des problématiques nationales. A ses côtés, l’ancien premier ministre italien, Enrico Letta, y a été de son clin d’œil appuyé : « Naturellement, on serait ravis que tu continues à Paris, mais peut-être, je ne sais pas… » Le soir, le maire de Blois, Marc Gricourt, y est allé plus fort : « Les rois de France, c’est ici leur deuxième résidence… Anne tu es ici chez toi ! »

Le débat, feutré, lui a en tout cas permis de valoriser son action de maire. Comme si la capitale était un tremplin vers un destin national. « António Guterres [le secrétaire général des Nations unies] me le disait, le multilatéralisme des villes vient bousculer celui des Etats… », a-t-elle théorisé. Et de plaider pour un tribunal international pour juger des crimes d’écocide, ou un nouvel engagement européen sur le climat ou la question des réfugiés. Elle n’a par contre pas dit un mot des 66 pages du projet socialiste, sa centaine de propositions, en partie dévoilées par le député des Landes Boris Vallaud et appelées à être amendées avant le congrès des 18 et 19 septembre, à Villeurbanne (Rhône).

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