L’OTAN pointe le manque de réaction des réseaux sociaux face aux opérations de manipulation

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Des progrès mais peut mieux faire. C’est en substance les conclusions du rapport rendu par le Centre d’excellence pour les communications stratégiques de l’OTAN au sujet la résistance des réseaux sociaux vis à vis à des opérations de manipulation engagées sur leurs plateformes.

Pour tester leurs efforts de modération, les chercheurs de l’organisation internationale ont déboursé 370 dollars auprès de services russes spécialisés dans ce genre de pratiques. Ces derniers avaient pour charge de générer des milliers d’interactions de la part de faux utilisateurs. Ils ont opéré aux Etats-Unis et ont agi autour des publications des sénateurs Chuck Grassley et Chris Murphy. En tout, plus de 1150 commentaires et 9690 likes ont été produits, le tout générant 323 202 vues.

De nouvelles règles de sécurité sont nécessaires

À partir de ces données, les analystes ont évalué la résistance des différents géants du web à ces stratégies de manipulation. Le constat est assez accablant pour ces derniers, puisque 98 % des interactions achetées lors de l’élection présidentielle sont restées en ligne. C’est un vrai problème car cela signifie que pour un montant très faible, certains acteurs peuvent tenter d’exploiter les émotions des électeurs ou d’influencer leurs comportements.

Les chercheurs adressent toutefois quelques bons points à Facebook et Twitter qui obtiennent de meilleurs résultats que lors de l’enquête publiée l’an dernier. Facebook semble bloquer de manière plus ferme la création de comptes non authentiques. De son côté, Twitter agirait plus rapidement que la firme de Mark Zuckerberg pour leur suppression.

Cette année, les auteurs ont pour la première fois inclus TikTok dans leur analyse. Le constat est plutôt accablant à cet égard puisqu’au cours de l’expérience, aucune des tentatives de manipulation n’a été supprimée.

Fort de ce constat, les experts se prononcent en faveur de la la mise en place de nouvelles règles de sécurité pour les plateformes. Une surveillance indépendante et dotée de ressources suffisantes devrait notamment être mise en place. Cela rejoint finalement la proposition de la Commission européenne qui demande dans le cadre de ces projets de régulation des géants de la Tech la mise en place dans chaque État membre d’une autorité nationale en charge de la régulation des réseaux sociaux.

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