La République en marche a dévoilé ce samedi ses contributions au grand débat national, lancé le 15 janvier dernier. Parmi les propositions avancées, les Macronistes proposent d’instaurer des “propositions de loi citoyennes” à l’initiative d’un million de personnes.

Introduire plus de démocratie participative

Le parti présidentiel, qui va présenter ce dimanche à Chartres l’intégralité de ses propositions, a récolté 3500 contributions en ligne et a réalisé 50 auditions au sein de quatre groupes de travail.

Plusieurs pistes sont dévoilées samedi dans le Parisien, le parti dirigé par Stanislas Guerini souhaite ainsi introduire davantage de démocratie participative, l’une des grandes revendications des gilets jaunes. Pour ce faire, LaREM met sur la table la création d’une “proposition de loi citoyenne”. 

“Dès qu’un sujet mobilise un certain seuil de citoyens, un million par exemple, un projet de loi est élaboré par une conférence de consensus de citoyens tirés au sort, avant d’être examiné par l’Assemblée”, a précisé Stanislas Guerini au Parisien.

Non cumul d’un mandat politique et d’une activité professionnelle

Le mouvement propose également “une meilleure prise en compte du vote blanc” (une porte ouverte par Emmanuel Macron le 10 décembre dernier) et le renforcement des “pouvoirs de contrôle du Parlement avec plus de moyens et plus de temps”.

Le parti prône aussi la “suppression du cumul d’un mandat politique parlementaire et d’une activité professionnelle rémunérée” et entend “publier la structure des dons des partis politiques”.

Fin de la sous-indexation des retraites

Le parti présidentiel propose également de mettre fin à “la sous-indexation des retraites pour revenir à l’inflation”. Le gouvernement avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des pensions en 2019, bien en-deçà de l’inflation qui s’est établie à 1,8% en 2018, afin d’économiser 1,8 milliard d’euros. Cette mesure, couplée à la hausse de la CSG, avait provoqué la colère des retraités.

Si un rétablissement de l’impôt sur la fortune n’est pas à l’ordre du jour, LaREM propose en revanche, “pour plus de justice fiscale”, un “alourdissement de l’impôt sur la fortune immobilière”, qui a remplacé l’ISF. 

Inciter les locations de voitures basses émissions

Au volet de la transition écologique, le parti souhaite mettre en place un “système de location longue durée” de voitures à basses émissions, pour moins de 50 euros par mois. Ce dispositif, visant les ménages modestes, doit être “soutenu par l’Etat et les collectivités”.
    
LaREM propose aussi de transférer des départements à l’Etat le financement et la gestion de “certaines aides sociales”, à commencer par le Revenu de solidarité active (RSA).
    
Dimanche, “une trentaine de propositions” au total doivent être dévoilées.