L’iPad Pro 2021 offre une réserve de puissance aux développeurs et aux utilisateurs – iGeneration

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Matthew Panzarino a pu s’entretenir avec deux SVP d’Apple pour le compte de TechCrunch. Avec Greg Joswiak en charge du marketing et John Ternus à la tête du matériel, le journaliste a posé quelques questions sur le nouvel iPad Pro, sa puce Apple M1 directement extraite des Mac Apple Silicon et l’écran du 12,9 pouces avec ses airs de Pro Display XDR.

L’iPad Pro et son Magic Keyboard (image Apple).

Les deux dirigeants d’Apple ont ainsi pu s’exprimer sur la puissance qui s’annonce décoiffante dans ce nouvel iPad Pro, grâce à la puce Apple M1 aux caractéristiques identiques à celles des Mac. Pourquoi offrir une telle puissance dans une tablette ? Pour laisser une marge de manœuvre aux développeurs comme aux utilisateurs, répond Greg Joswiak : « En repoussant les limites, cela a créé un espace que les développeurs peuvent venir remplir. ».

Le premier iPad Pro a été créé alors qu’il n’existait pas de version iOS de Photoshop. Si c’est le cas aujourd’hui, aux côtés de dizaines et dizaines d’apps créatives du même calibre, c’est bien parce qu’Apple a offert de la puissance supplémentaire à chaque génération et que les développeurs l’ont exploitée. Les créateurs d’apps peuvent compter sur cette réserve de puissance et sur une grande base d’utilisateurs pour investir la plateforme. Et ces utilisateurs bénéficient eux aussi de la marge de manœuvre, avec un produit qui peut durer dans le temps et qui verra son intérêt augmenter avec l’ajout de nouvelles apps.

C’est pour cette raison qu’Apple a choisi de prendre l’Apple M1 des Mac pour l’utiliser à l’identique dans l’iPad Pro. « C’est le même composant, c’est le M1 et l’iPad Pro a toujours eu le meilleur d’Apple Silicon. », souligne John Ternus. La puce intègre les mêmes caractéristiques, dont le Thunderbolt — qui reste encore largement sous-exploité par iPadOS — ou encore une quantité de mémoire vive record, jusqu’à 16 Go sur les iPad Pro avec 1 ou 2 To de stockage.

L’Apple M1 dans un iPad Pro, avec ses deux modules de RAM sur le dessus (capture d’écran keynote).

C’est la même logique pour l’écran mini LED du grand iPad Pro. Le travail mené par Apple pour son Pro Display XDR a inspiré la création de la dalle « Liquid Retina XDR » du 12,9 pouces. « Nous avons toujours essayé d’avoir le meilleur écran. », note John Ternus, mais cet ajout répond aussi à une demande de certains professionnels. Comme pour l’écran de 32 pouces vendu aux professionnels, la qualité de la dalle qui intègre la nouvelle tablette pourra en faire un écran de référence pour cinéastes ou photographes.

La firme de Cupertino propose ainsi une gamme complète, avec un grand écran destiné à ne pas bouger et une tablette facile à porter et transporter, avec des dalles aux caractéristiques proches dans les deux cas. « Vous n’avez même plus besoin d’être dans le studio, vous pouvez le prendre avec vous et avoir les mêmes caractéristiques et ainsi, nous pensons que cela va être énorme pour les créatifs professionnels. », glisse John Ternus.

Cette débauche de moyens ne se fait pas au détriment de l’autonomie selon les deux SVP, qui indiquent le travail réalisé par Apple notamment sur la consommation de la dalle mini LED. Pas question de faire de compromis sur ce point et la puce Apple M1 a déjà fait ses preuves en matière d’efficience. Reste à attendre les tests en conditions réelles pour confirmer le discours d’Apple.

L’interview se poursuit sur la fonction « Cadre centré » (Center stage en version originale), qui combine une caméra avant grand-angle et du logiciel pour centrer la vue sur l’utilisateur. D’après Matthew Panzarino qui a pu la tester, c’est une fonction particulièrement efficace et la gestion du cadre et des zooms est très fluide. Les deux dirigeants d’Apple ne vont pas dire le contraire et ils ressortent au contraire le refrain bien connu de la combinaison de matériel et logiciel, et le talent des ingénieurs et développeurs qui ont travaillé sur la nouveauté.

Malin, le journaliste tente une question sur le placement étrange de la caméra avant, en haut quand on tient la tablette en mode portrait et donc sur le côté quand on la tient en mode paysage, qui est le plus courant désormais. Cette fonction était-elle une manière de compenser ? John Ternus répond sans répondre : « Eh bien, vous pouvez utiliser l’iPad dans n’importe quel sens, n’est-ce pas ? Vous aurez ainsi une expérience différente selon comment vous l’utiliser. » Il ajoute que la fonction a été développée en pensant aux réunions en visioconférence et avec la possibilité de se lever pour se dégourdir les jambes deux minutes, sans pour autant sortir du cadre.

Présentation de la fonction Cadre centré de l’iPad Pro (capture keynote).

Comment évoquer l’iPad sans parler du Mac ? La comparaison n’est pas nouvelle, mais la tablette n’a jamais été aussi proche d’un ordinateur conçu par Apple depuis le passage des deux à l’Apple M1. C’est la « question préférée » de Greg Joswiak, qui a bondi sur l’opportunité d’en remettre une couche et de rappeler que non, vraiment pas, il n’est pas question d’unifier les deux plateformes. Ce qu’il avait déjà dit lors d’une précédente interview accordée à l’Independent, avec les mêmes arguments.

Pour résumer, Apple ne travaille pas à unifier ses systèmes d’exploitation ou ses produits, l’entreprise veut offrir le meilleur Mac et le meilleur iPad possible. Et d’ailleurs, « la majorité de nos clients qui ont des Mac ont aussi un iPad. C’est merveilleux. Ils n’en ont pas un parce qu’ils remplacent leur Mac, mais parce qu’ils veulent utiliser le bon outil au bon moment. »

John Ternus a aussi voulu souligner qu’Apple ne prévoit pas les nouveautés d’iPadOS en fonction de macOS ou vice-versa. Chaque système est développé indépendamment, en fonction de ce qui est le mieux pour chaque plateforme. Espérons que l’iPad sera plus gâté cette année, le matériel est en tout cas bien au rendez-vous pour enrichir le logiciel.

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