L’intelligence artificielle pourrait servir à pirater les voitures connectées et les drones

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L'intelligence artificielle pourrait servir à pirater les voitures connectées et les drones

Les cybercriminels pourraient exploiter les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle et le machine learning, pour mener des attaques contre des voitures autonomes, des drones ou des objets connectés, selon un rapport de l’ONU, d’Europol et de la société de cybersécurité Trend Micro.

Si l’IA et le machine learning peuvent apporter « d’énormes avantages » à la société, ces mêmes technologies peuvent également engendrer toute une série de menaces pouvant renforcer la criminalité ou même conduire à l’évolution de nouvelles activités malveillantes.

« Alors que les applications de l’IA commencent à avoir un impact majeur sur le monde réel, il devient évident que ce sera une technologie fondamentale pour notre avenir », affirme Irakli Beridze, directeur du centre pour l’IA et la robotique à l’Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice. « Cependant, tout comme les avantages de l’IA pour la société sont très réels, la menace d’une utilisation malveillante l’est tout autant », ajoute-t-il.

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Des attaques sur la route

En plus du phishing, des malwares et des ransomwares, le document avertit qu’en abusant du machine learning, des cybercriminels pourraient mener des attaques ayant un impact sur le monde physique. Par exemple, s’ils ciblent les véhicules autonomes et les technologies qui leur permettent de reconnaître l’environnement qui les entoure et les obstacles à éviter.

Ces algorithmes sont encore en évolution et il est possible que des attaquants les exploitent à des fins malveillantes, pour aider à commettre des crimes ou simplement pour créer le chaos. Par exemple, les systèmes d’IA qui gèrent des véhicules autonomes et le trafic de véhicules réguliers pourraient être manipulés par des attaquants s’ils accèdent aux réseaux qui les contrôlent.

En provoquant des retards de circulation, les cyberattaquants pourraient donner à d’autres criminels le temps supplémentaire nécessaire pour commettre un vol ou un autre crime puis s’éloigner de la scène. Ils pourraient aussi utiliser les données de cartes de crédit volées pour inonder une zone choisie de voitures de location. Le rapport note que plus le nombre de véhicules automatisés sur les routes augmente, plus la surface d’attaque potentielle augmente. Il est donc impératif que les vulnérabilités et les problèmes soient pris en compte le plus tôt possible.

Impact sur l’espace aérien

Mais la route n’est pas la seule cible potentielle des cybercriminels. En exploitant les nouvelles technologies et avec une connectivité accrue, il existe également un risque qu’ils abusent du machine learning pour avoir un impact sur l’espace aérien. Le document suggère que les drones autonomes pourraient présenter un intérêt particulier pour ces derniers, parce qu’ils ont le potentiel de transporter des charges utiles « intéressantes », comme de la propriété intellectuelle.

L’exploitation de drones autonomes serait également pour les cybercriminels un moyen potentiellement facile de gagner de l’argent en détournant des livraisons, afin de récupérer les colis pour pouvoir les revendre.

Il est également possible que l’ordinateur de bord d’un drone soit utilisé pour collecter des mots de passe Wi-Fi ou exploiter la vulnérabilité des routeurs au cours de ses déplacements, permettant ainsi à des attaquants d’accéder à des réseaux et aux données sensibles transférées par ceux-ci.

Un rapport pour alerter les fabricants

D’après le rapport, ce ne sont là que quelques-uns des problèmes potentiels qui peuvent découler de l’utilisation des nouvelles technologies par les cybercriminels.

« Les cybercriminels ont toujours été les premiers à adopter les dernières technologies et l’IA n’est pas différente. Comme le révèle ce rapport, elle est déjà utilisée pour deviner des mots de passe, casser des CAPTCHA et cloner des voix, et de nombreuses autres innovations malveillantes sont en préparation », avertit Martin Roesler, responsable de la recherche prospective sur les menaces chez Trend Micro.

L’ONU, Europol et Trend Micro ont publié ce rapport pour les entreprises technologiques, afin qu’elles prennent conscience des dangers potentiels, et qu’elles trouvent des solutions avant qu’ils ne deviennent un problème majeur.

Source : ZDNet.com

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