Libre et open source: LibreOffice a dix ans, licornes invisibles et contradictions françaises

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Image: MedithIT/CC by

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Happy birthday, LibreOffice

LibreOffice fête (déjà!) ses dix ans (l’article en lien porte la date d’une mise à jour, mais date initialement de septembre 2010).

La Document Foundation a réalisé pour l’occasion la vidéo tweetée ci-dessous:

Signer ses mails avec LibreOffice

Ajouter une petite mention en fin d’e-mail du genre «LibreOffice fonctionne avec des fichiers en .doc(x), xls(x) etc., ou encore «j’utilise LibreOffice pour garder le contrôle de mes données», c’est ce que suggère ce petit texte de la Document Foundation. De quoi faire davantage connaître la suite libre… en trollant un brin les utilisateurs de logiciels propriétaires.

«Je ne suis pas une licorne!»: une tribune pointe les contradictions françaises

Dans sa chronique titrée «Je ne suis pas une licorne!» (Journal du Net), Leslie Saladin, responsable marketing digital de BlueMind, revient sur le rapport sur la souveraineté numérique présenté par une commission sénatoriale en octobre 2019. Elle critique la fixette sur les licornes et leur manque en France, soulignant les contre-exemples d’Uber et de WeWork, survalorisées tout en engloutissant des fortunes, et les mots à la mode (blockchain, IA, ordinateur quantique etc.).

Et sur les contradictions des décideurs politiques – avec l’exemple du Health Data Hub confié à Microsoft -, elle résume:

«Les éditeurs de logiciel Open-Source européens (dont nous faisons partie) vivent cette situation ubuesque au quotidien: les donneurs d’ordre ne voudraient que du service et pas d’éditeurs, mais se plaignent ensuite des lacunes d’application Open Source métier ou pour l’utilisateur final…
La situation peut être résumée ainsi:
    • L’open source, pour être compétitif au delà des couches techniques, doit s’adapter à l’essor des logiciels et continuer de muter vers un modèle d’éditeur de logiciel (par opposition au modèle de service) centré sur l’utilisateur final, l’un des principaux fers de lance de la transformation numérique,
    • Les entreprises et administrations ont peur de devoir faire appel à un nouvel éditeur de logiciel qui reproduirait les relations de dépendance dont ils sont victimes avec les géants américains,
    • L’Etat reste trop souvent persuadé qu’il n’a pas besoin de faire appel aux éditeurs de logiciels, fussent-ils open-source et souverains, puisqu’il pense pouvoir se substituer à l’éditeur, ne voyant pas la différence entre un projet et un produit.»

Leslie Saladin cite, pour venir à bout de cette «dissonance cognitive», le texte du CNLL en mai en réponse à un appel de France Stratégie «pour un après-Covid-19 soutenable».

Pour elle, «cinq propositions émergent pour préserver notre compétitivité et notre souveraineté tout en valorisant nos écosystèmes locaux» (dont «améliorer la souveraineté numérique par une vraie priorité accordée au logiciel libre, notamment issu des éditeurs open source français et européens» et «encourager la souveraineté du Cloud en favorisant les standards ouverts, les approches transparentes, l’interopérabilité et la protection des données»).

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