La virtualisation consiste à créer une représentation logicielle ou virtuelle du matériel physique, qui peut également s’appliquer au calcul, au stockage de données et aux réseaux. Côté poste de travail, l’utilisateur dispose toujours d’un poste d’accès, mais il s’agit uniquement d’un relais qui lui sert à se connecter à un poste virtuel. En 2018, ce poste d’accès peut tout aussi bien être un ordinateur fixe ou portable, mais aussi une tablette ou même un smartphone. Le terminal utilisé par le collaborateur peut changer, le poste de travail lui ne change pas, puisqu’il est virtuel, et c’est tout l’intérêt.

 

Côté DSI, la virtualisation peut transformer un ordinateur en plusieurs. Cela permet de réduire les serveurs physiques, les baies de stockage et les périphériques réseau, et donc  de réduire la consommation d’énergie et l’espace au sol des serveurs. Les déplacements pour de la maintenance deviennent quasi inexistant, les mis à jour sont assurées d’être déployées, et la sécurité du réseau et des données beaucoup plus simple à gérer.

Tous les secteurs d’activités sont intéressés

Aujourd’hui, quasiment tous les secteurs de l’industrie peuvent être intéresser par la virtualisation des postes de travail. Comme celui de l’enseignement par exemple. Car les établissements d’enseignement de tous types, comme n’importe quelles entreprises, doivent répondre aux nouveaux besoins de leurs « usagers », notamment avec un accès mobile aux ressources dont ils ont besoin pour travailler, mais également avec l’enseignement à distance qui se généralise. Avec la virtualisation du poste de travail, les enseignants et les étudiants peuvent disposer d’un bureau virtuel, et les établissements réduire les coûts de leur infrastructure informatique, pour investir dans des solutions technologiques innovantes (tableaux connectés par exemple).

Autre exemple avec le secteur de la santé, où la question des coûts liés à l’informatique deviennent cruciaux, est également intéressant. Avec la virtualisation du poste de travail, les besoins en ressources matérielles baissent grandement – sans pour autant sacrifier la qualité et la livraison des services et des applications pour les médecins et le personnel de santé – et la flexibilité augmente, ce qui est particulièrement appréciable dans un secteur où les soins de santé sont en constante augmentation.

Le secteur de la finance, qui doit faire face lui aussi aux nouveaux besoins de ses clients, comme une personnalisation toujours plus poussée des services, une disponibilité 24h sur 24, et un accès mobile. En interne, l’automatisation de certaines opérations, le maintien d’un haut de niveau de sécurité et la réduction de la maintenance sont rendues possibles par la virtualisation du poste de travail, car elle est synonyme de centralisation (on ne parle plus de ressources informatique par départements), les établissements financiers deviennent ainsi encore un peu plus agiles.

Voir au delà de l’aspect purement IT

Car souvent, la virtualisation du poste de travail n’est que la partie visible de l’iceberg. En effet, presque tout aujourd’hui peut être virtualisé. Il suffit de regarder les différents types offres de virtualisation qui existent pour s’en convaincre. Car en plus des versions « workstations », il existe également les solutions de virtualisation des serveurs, des hyperserveurs, du stockage, des virtuals centers, des outils de migrations sans interruption de services, etc. Et de plus en plus souvent, la virtualisation des postes de travail déborde même du cadre purement IT, pour atteindre celui du RSE (la responsabilité sociétale des entreprises).

En effet, la virtualisation permet de diminuer et d’optimiser les ressources physiques de l’IT, et donc de diminuer l’empreinte carbone des entreprises. « Je suis ravi des progrès que nous avons réalisés dans notre stratégie d’impact mondial, qui consiste à mesurer les économies de carbone issues de la virtualisation » déclare Pat Gelsinger, PDG de VMWare, l’un des leaders mondiaux des solutions de virtualisation « Plus que jamais, la communauté technologique a la responsabilité de s’engager et d’agir. Cela s’applique non seulement à nos propres entreprises, mais également à la définition de cadres réglementaires mondiaux pour garantir que la technologie sert le bien commun ».