Les trois leçons de l’iPad – Les Échos

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Publié le 26 janv. 2020 à 11h54

L’iPad n’a que dix ans mais cet objet digital, à mi-chemin entre un smartphone et un téléphone portable s’est à ce point installé dans notre nouvel univers numérique qu’il n’est pas trop tôt pour tirer les premières leçons de cet écran connecté et tactile imaginé par Steve Jobs soufflant les bougies d’une décennie.

La première leçon est qu’en dépit des jugements parfois condescendants à l’encontre de la firme à la Pomme qui ne serait plus capable de lancer un véritable produit révolutionnaire depuis la sortie de l’iPhone à l’été 2007, l’iPad est tout de même un incroyable succès . Non seulement, il s’en est vendu plus de 400 millions depuis 2010 mais en plus ce qui n’était considéré au départ que comme un simple gadget est devenu un objet indispensable pour une base d’utilisateurs quotidiens qui ne cesse de s’élargir. A sa manière, l’iPad qui a éclipsé toutes les autres tablettes souligne aussi à quel point Apple sait mieux que quiconque concevoir des objets qui sont bien plus que des gadgets. Enfin, l’iPad a aussi permis à Apple de tirer la croissance de toute sa stratégie « services », vendeur de stockage via son cloud ou d’abonnements à des bouquets musicaux ou vidéo.

La deuxième leçon est justement que l’iPad symbolise comme l’iPhone à quel point nous avons basculé dans l’ère d’une consommation de plus en plus individualisée de nos loisirs digitaux. A l’époque de la télévision reine et de la chaîne hi-fi, l’audiovisuel était un produit qui se consommait en général en groupe et dans le salon. Aujourd’hui dans sa chambre, le train ou les transports en commun du quotidien on regarde de plus en plus ses séries seul face à l’écran de son iPad, tout comme on consomme de la musique ou l’on navigue sur des sites de contenus en solitaire.

La troisième leçon qui n’aurait rien eu d’évident il y a moins d’un quart de siècle est à quel point l’iPad reflète le retour en force des Etats-Unis comme puissance innovante. Mariage de « hardware » et de « software », de design et de contenus, ce couteau suisse digital est le symbole d’une Californie conquérante qui exporte les succès de la Silicon Valley comme d’Hollywood aux quatre coins de la planète.

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