Les tests salivaires déployés à l’école dès ce lundi : ce qu’il faut savoir – Le Parisien

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Crachez, c’est pour la bonne cause. Voilà le message envoyé à 50000 à 80000 écoliers, collégiens et lycéens cette semaine, dans le cadre du lancement de la campagne des tests salivaires du Covid-19. A terme, l’Education nationale entend utiliser 200 000 kits chaque semaine « pour assurer la surveillance épidémique, réaliser des dépistages ciblés et ainsi casser les chaînes de contamination ».

Les tests salivaires ont été autorisés par la Haute Autorité de santé le 10 février, malgré des résultats « inférieurs de 3% à 11% à ceux des tests RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé ». Le long bâtonnet dans le nez rebutait largement les élèves (ou leurs parents) et le personnel enseignant. Le ministère de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a indiqué que les 300 000 tests mis à disposition par semaine n’étaient « pas tous réalisés, loin s’en faut ».

« Je ne laisserai pas mes enfants faire un test PCR à l’école, illustre Pauline, maman d’Hugo, 5 ans, et Arthur, 10 ans, qui reprennent ce lundi. Je trouve déjà le port du masque très lourd en primaire et je suis admirative de la manière dont ils le respectent. En revanche, pas de problème pour un test salivaire si on nous le demande. Les enfants ne seront pas perturbés et trouveront sans doute ça rigolo. »

Un résultat en 24 heures

Le procédé consiste à cracher dans un tube dont le contenu est ensuite analysé de manière classique en laboratoire, comme les sécrétions récoltées dans le nez à l’aide d’un écouvillon. Les résultats arrivent dans les mêmes délais, moins de 24 heures.

VIDÉO. Comment fonctionne le test salivaire qui va être déployé dans les écoles ?

La Haute Autorité de santé précise que la fiabilité des tests salivaires est tributaire des conditions de prélèvement et émet des recommandations : « S’il est difficile pour le patient de cracher (par exemple pour les très jeunes enfants), la salive peut être prélevée sous la langue à l’aide d’une pipette. Le prélèvement doit être réalisé 30 minutes après la dernière prise de boisson, d’aliment, de cigarette, d’un brossage des dents ou d’un rinçage bucco-dentaire. Et l’échantillon recueilli doit être conservé dans un flacon sec et stérile à température ambiante. »

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Le ministère de l’Education nationale indique que la campagne va s’organiser dans les zones qui reprennent ce lundi (les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers), progressivement et en collaboration entre les académies et les autorités sanitaires. Une expérimentation a déjà été mise en place à Charleville-Mézières (Ardennes) la semaine dernière et les établissements scolaires de Saint-Etienne (Loire) sont, par exemple, concernés dès ce 22 février, dans le cadre d’une campagne plus large de la ville.

Priorité aux zones où le virus circule fortement

Avec, à terme, 200 000 kits disponibles hebdomadairement pour plus de 12 millions d’écoliers, collégiens et lycéens dans le pays, il faudra faire des choix. « Les campagnes de dépistage visent d’abord les élèves des écoles maternelles et élémentaires, pour qui il peut être difficile de réaliser un prélèvement nasopharyngé, nous précise la Direction générale de la santé. Elles seront déployées prioritairement dans les zones où le virus circule fortement. »

Ce fléchage vers les plus petits n’empêchera pas la mise en place d’opération auprès d’élèves du second degré et dans des internats. La stratégie consistera à organiser les dépistages « de préférence au niveau d’un établissement entier » et avec « un accès au personnel ».

Les tests, que le ministère de la Santé prévoit de réaliser sur les mêmes publics à intervalle régulier (par exemple, toutes les quatre semaines), serviront à isoler et tracer des cas, mais aussi à mieux comprendre la circulation du virus en milieu scolaire, qui comporte encore de nombreuses zones d’ombre. « Un panel composé d’écoles, de collèges et de lycées, représentatif de la diversité des territoires (REP+, centres-villes, zones rurales, public-privé sous contrat…) sera désigné et des dépistages seront organisés dans ces établissements tous les 15 jours », annonce la Direction générale de la santé.

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