Les régionales ne cessent de révéler les fractures au sein de LR – Le Monde

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Renaud Muselier discute avec des journalistes, devant le siège du parti Les Républicains (LR), à Paris, le 4 mai 2021.

Quinze jours après son déclenchement, la tempête fait toujours rage au parti Les Républicains (LR), menaçant l’édifice dans son ensemble. Le psychodrame entamé le 2 mai, lors de l’annonce par Jean Castex d’un accord aux régionales avec Renaud Muselier, le candidat LR à sa propre succession en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), n’en finit pas de secouer le mouvement.

La matinée du mardi 18 mai, durant laquelle s’est tenu un nouveau comité stratégique du parti de droite, suivi des réunions de groupe à l’Assemblée nationale et au Sénat, a encore une fois été exclusivement consacrée à cette crise. Les listes de candidats pour les régionales ont pourtant toutes été déposées lundi 17 mai, sans qu’aucun changement ne soit plus possible. Mais c’était sans compter la vindicte de certains élus de LR contre M. Muselier, auquel ils reprochent une alliance « contre nature » avec La République en marche (LRM).

Vendredi 14 mai, M. Muselier avait certes respecté les conditions posées par son parti en publiant une liste dénuée de parlementaires et de ministres macronistes, notamment la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées Sophie Cluzel, éphémère chef de file LRM en PACA. Mais il en avait aussi exclu des figures de son propre camp, comme le député de Vaucluse Julien Aubert, ou encore le sénateur des Alpes-Maritimes Philippe Tabarot, tous deux sortants. L’objectif de ce double rejet était de tenter d’adoucir toutes les parties prenantes en mettant en avant le caractère « local » de l’élection. Mais, dans sa liste, M. Muselier a retenu quinze élus de la majorité présidentielle, ainsi que le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a quitté LR après avoir été accusé d’être l’instigateur de l’alliance avec LRM.

Le « jeu pervers d’Emmanuel Macron »

Cette configuration ne passe toujours pas auprès de ténors du parti de droite, comme le sénateur de Vendée et chef de file des élus LR au Palais du Luxembourg, Bruno Retailleau, ou encore le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. Pour ceux-ci, il faut purement et simplement retirer le soutien de LR à M. Muselier. Pour M. Ciotti, président de la commission d’investiture de LR et de la fédération des Alpes-Maritimes, interrogé dimanche dans Le Figaro, M. Muselier est un « des candidats de la majorité présidentielle pour les régionales ». Du comité stratégique de mardi matin, M. Ciotti attendait donc que son parti « retire officiellement le soutien des Républicains à ceux qui se sont prêtés au jeu pervers d’Emmanuel Macron ».

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