Les raisons du départ du président d’IBM

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Les raisons du départ du président d'IBM

La raison pour laquelle James Whitehurst a quitté la présidence d’IBM n’a jamais fait l’ombre d’un doute. Ce dernier n’a jamais fait mystère de son ambition de devenir PDG d’IBM. Malheureusement pour lui, le conseil d’administration d’IBM a choisi l’homme d’affaires Arvind Krishna à sa place. James Whitehurst lui-même a admis que c’était effectivement la raison de son départ précipité de Big Blue.

Arvind Krishna, qui n’a que quelques années de plus que Whitehurst, a été nommé PDG d’IBM en janvier 2020. Il était cependant communément admis qu’Arvind Krishna ne serait qu’un PDG intérimaire. Cela s’est rapidement avéré ne pas être le cas. Alors, pourquoi James Whitehurst est-il resté aussi longtemps ? C’est simple, ce dernier voulait superviser la fusion IBM-Red Hat jusqu’à ce qu’il estime le travail réalisé. Comme celui-ci l’a indiqué, « je me sens vraiment bien à propos de l’intégration de Red Hat ».

En fin de compte, James Whitehurst veut être le premier dirigeant d’une grande entreprise. Arrivé chez Red Hat en 2007, il avait occupé le poste de directeur de l’exploitation de Delta Airlines, où il a contribué à superviser la douloureuse restructuration de Delta en cas de faillite. A l’époque, on pensait que James Whitehurst obtiendrait le poste de direction. Ce ne fut pas le cas. En conséquence, ce dernier a quitté Delta pour prendre les rênes de Red Hat. Si Red Hat était alors une force dans le domaine de Linux, c’était un petit joueur comparé aux entreprises du Fortune 500.

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Une recette gagnante pour Red Hat

James Whitehurst connaissait peu de choses sur Linux ou les logiciels à code open source lorsqu’il a accepté le poste de PDG de Red Hat. Il a appris rapidement. Non seulement ce dernier a appris l’open source « sur le tas », mais il l’a également adopté. Il a transformé son style de gestion en ce qu’il appelle une organisation ouverte. Un concept gagnant. Grâce à l’approche ouverte mise en place par James Whitehurst, Red Hat est devenue la première entreprise Linux d’un milliard de dollars. Peu de temps après, Red Hat est devenue la première entreprise Linux valorisée à plus de deux milliards de dollars.

Il a également dirigé l’acquisition de Red Hat par IBM pour 34 milliards de dollars. Puis, dans l’émotion qui a suivi, James Whitehurst a calmé les craintes des employés et des clients de Red Hat, qui craignaient que Red Hat ne perde son identité au profit de la façon de faire d’IBM. Résultat des courses : le chiffre d’affaires total d’IBM dans le domaine du cloud, qui s’élève à 25,1 milliards de dollars, a augmenté de 20 % au cours de l’exercice 2020. Une grande partie de cette hausse est due aux programmes de cloud hybride de Red Hat. Red Hat lui-même a vu ses revenus augmenter de 18 %.

Quelle sera la prochaine étape pour James Whitehurst ? Il avait été mentionné comme un candidat possible lors de la récente chasse au PDG de VMware. Mais, en fin de compte, VMware est allé de l’avant et a promu Raghu Raghuram, son COO des produits et services cloud, au poste de PDG.

Un avenir tout tracé ?

Je pense que toute entreprise qui prendra James Whitehurst comme PDG aura de la chance. Il s’est montré performant dans trois endroits très différents, face à des situations très différentes : Delta, une grande compagnie aérienne qui se remet d’une situation de quasi-destruction financière ; Red Hat, une entreprise innovante et en pleine croissance dans le domaine des logiciels libres ; et IBM, la plus vieille école de toutes les entreprises technologiques.

Cependant, je ne le vois pas aller vers une autre société Linux, après être passé par Red Hat, alors qu’il n’existe pas d’autre entreprise Linux ou open source à son niveau. Tout mouvement vers une autre société Linux serait un pas en arrière. Alors, où va-t-il atterrir ? Ce pourrait être dans une grande entreprise de technologie. En réalité rien ne pourrait me surprendre.

Il ne s’agit toutefois que de spéculations, alors même que James Whitehurst est également conseiller spécial de la société de capital-investissement Silver Lake. Cette société, à son tour, est bien investie dans Dell Technologies. Et, selon la rumeur, Michael Dell, son fondateur et PDG, pourrait se détourner de Dell pour se concentrer sur son récent achat d’une part minoritaire des San Antonio Spurs, de la NBA, et sur sa nouvelle société d’acquisition à vocation spécifique (SPAC), MSD Acquisition. Et, oh, au fait, Dell a une longue histoire de soutien à Linux, tant sur le bureau que sur le serveur.

Source : ZDNet.com

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