Les Pages Jaunes au bout du rouleau

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Les Pages Jaunes au bout du rouleau

L’entreprise SoLocal, ex-Pages jaunes, reconvertie dans les services internet pour petites entreprises et commerçants, est en grande difficulté. Elle a besoin “d’urgence d’un prêt de 80 à 100 millions d’euros” de l’État pour passer le trou d’air brutal provoqué par la crise du Covid-19, a indiqué mercredi son directeur général Éric Boustouller à l’AFP. Pourquoi ? Parce que l’ex-Pages jaunes n’a pas pu convaincre les les banques de lui consentir un prêt garanti par l’Etat.

La société emploie plus de 3 500 salariés en France. La fin imminente de l’activité, sans la rallonge espérée de l’Etat, serait donc un enjeu social majeur, alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent sur le front de l’emploi. Nokia a annoncé en début de semaine supprimer 1 233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent International, soit un tiers des effectifs de cette entité.

Le dirigeant de SoLocal affirme que le sort de l’entreprise se jouera dans les 15 jours. Il justifie son appel à l’aide par l’idée que son entreprise serait de la même importance que Renault, Air France ou Fnac Darty ; des entreprises qui bénéficient dans le cadre de la crise de l’aide de l’Etat. Arnaud Montebourg, l’ancien ministre du Redressement productif a écrit le 22 juin une lettre au ministre des Finances Bruno Le Maire pour que l’État soutienne financièrement l’entreprise. Pour l’ancien ministre, il en va de la souveraineté numérique de la France mentionne Marianne.

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Pourtant l’année 2020 commençait plutôt bien

Reste que SoLocal a déjà connu deux restructurations financières. De quoi certainement faire renâcler les banques à prendre le dossier. Et réfléchir le politique. L’ancien imprimeur d’annuaires téléphoniques est endetté à hauteur de 400 millions d’euros, avec 30 millions d’euros de passif social du à l’Etat assure Le Monde. En juin dernier, la cotation en Bourse de Pages Jaunes (Solocal) avait été suspendue suite à une descente aux enfers de son cours.

Depuis le début de l’année, le groupe SoLocal avait entrepris un virage 100 % digital, avec comme tête de gondole les sites PagesJaunes et Mappy. L’entreprise avait bouclé 2019 sur un bénéfice net de 38,6 millions d’euros, contre une perte de 81,3 millions d’euros en 2018. « Nous nous réjouissons de l’accueil de notre nouvelle offre digitale sur le marché, fruit du travail en profondeur effectué depuis deux ans dans le cadre de notre transformation » mentionnait en janvier Eric Boustouller. Il portait de forts espoirs sur le second trimestre de cette année. Malheureusement, la Covid est arrivée.

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