Les opérateurs passent (enfin) la seconde sur la “bande reine” de la 5G

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Les opérateurs passent (enfin) la seconde sur la

Le déploiement de la 5G continue à bon train sur le territoire français. Selon les derniers chiffres de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), la France compte aujourd’hui 25 105 sites 5G autorisés, dont 14 284 déclarés techniquement opérationnels par les opérateurs.

Cette belle progression du nombre de sites 5G, en hausse de 3,7 % sur un mois, doit beaucoup à l’héritage des réseaux passés – et surtout de la 4G. En effet, « la quasi-totalité de ces implantations 5G a été autorisée sur des sites existants, déjà utilisés par les technologies 2G, 3G ou 4G », rappelle l’ANFR, qui relève que seuls deux sites mobiles en France n’hébergent que de la 5G.

Selon les déclarations des opérateurs, 56,9 % des sites autorisés sont techniquement opérationnels. Sur les 25 105 sites 5G autorisés à la fin du mois de mai par le gendarme des fréquences se dessinent les grandes tendances du déploiement effectué en ordre dispersé par les opérateurs jusqu’à maintenant. Free, par exemple, confirme son attrait pour la bande des 700 MHz à des fins de couverture accélérée du territoire, même si cette dernière n’est pas spécifique à la 5G. L’opérateur de Xavier Niel comptabilise ainsi fin mai 16 683 sites 5G dans cette bande de fréquence, dont 9 584 sont déclarés techniquement opérationnels.

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La “bande reine” de plus en plus utilisée

Tactique similaire du côté de Bouygues Telecom, Orange et SFR, qui s’appuient pour leur part sur la bande des 2,1 GHz, déjà exploitée pour la 4G. Fin mai, les trois opérateurs disposaient ainsi de 8 376 sites 5G autorisés sur cette bande par l’ANFR, pour 3 973 déclarés techniquement opérationnels.

Reste que les opérateurs n’en oublient pas pour autant la “bande reine” de la 5G, celle des 3,5 GHz, pour laquelle ils ont déboursé pas moins de 2,8 milliards d’euros à l’automne, en vue de s’arracher les précieuses fréquences mises aux enchères sous l’égide de l’Arcep. Au contraire, les opérateurs semblent bien décidés à passer la seconde sur cette bande spécifique à la 5G, mais jusque-là plutôt délaissée au profit des bandes des 700 MHz ou des 2,1 GHz, plus propices à la couverture du territoire.

Fin mai, l’ANFR décompte ainsi 8 550 sites 5G autorisés sur cette bande, dont 3 973 sont déclarés techniquement opérationnels. De bon augure pour la suite du déploiement de la nouvelle génération de technologie mobile, désormais disponible dans la plupart des grandes métropoles françaises. En ce qui concerne la 4G, le gendarme des fréquences relève que 53 634 sites 4G ont été autorisés en métropole au 1er juin, dont 49 066 sont en service, soit une hausse de 0,6 % sur un mois.

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