En outre, l’espoir de voir la Réserve fédérale des États-Unis procéder à une baisse des taux d’intérêt a été soutenu par la publication de données décevantes sur le marché du travail américain, a observé Candice Bangsund, gestionnaire de portefeuille pour Fiera Capital.

« Les demandes de prestations d’assurance-emploi aux États-Unis ont augmenté plus que prévu, ce qui a finalement encouragé la spéculation sur d’éventuelles baisses de taux de la (banque centrale) », a-t-elle expliqué lors d’une entrevue.

Les observateurs du marché anticipent de plus en plus des baisses de taux pour contrer le ralentissement de l’économie aux États-Unis et dans le monde. L’augmentation des demandes de prestations de chômage pourrait être un autre indicateur du ralentissement de la plus grande économie mondiale.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a grimpé de 12,02 points pour terminer la séance avec 16 239,26 points. Six des onze principaux secteurs du parquet torontois ont avancé, celui de la consommation discrétionnaire en tête avec un gain de 2,48 %.

À New York, le Dow Jones Industrial Average, a avancé de 0,39 %, à 26 106,77 points.  L’indice NASDAQ a pris 0,57 %, à 7837,13 points et le S&P 500 a progressé de 0,41 % à 2891,64 points.

Les États-Unis ont accusé sans détour l’Iran d’être « responsable » des attaques de jeudi contre deux pétroliers en mer d’Oman, un incident qui fait craindre un nouvel embrasement dans le Golfe.

Symbole de la sensibilité exacerbée de cette partie du monde pour la circulation du brut, cours du pétrole coté à Londres et New York ont clôturé jeudi sur une hausse de plus de 2 %, après avoir pris jusqu’à 4,5 % en séance.

Fort logiquement, le sous-indice du S&P 500 comprenant les entreprises du secteur de l’énergie en a profité à Wall Street : celui-ci a grimpé de 1,25 % à la clôture.

Les majors pétrolières Chevron et ExxonMobil ont pris respectivement 0,60 % et 0,88 % et la société de services pétroliers Schlumberger 3,40 %.

« Dans le contexte d’escalade des tensions entre Washington et Téhéran déjà, l’attaque pourrait affaiblir l’équilibre fragile des relations géopolitiques au Moyen-Orient », a observé Ken Berman de Gorilla Trades.

Le rebond des indices de Wall Street jeudi est survenu après deux séances de consolidation, qui avaient elles-mêmes suivi une série de six hausses consécutives sur l’indice Dow Jones, et de cinq sur le NASDAQ et le S&P 500.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 75,05 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 75,17 cents US de la veille.