Les legal tech, alliés des entrepreneurs pendant la crise sanitaire

Spread the love
  • Yum

Les legal tech, alliés des entrepreneurs pendant la crise sanitaire

Comme dans de nombreux secteurs d’activité, la crise sanitaire semble avoir boosté la dématérialisation des services juridiques aux entreprise. L’un des acteurs de ce segment, Legalstart, a témoigné d’une hausse du nombre d’entreprises créées via des plateformes en ligne ces derniers mois. La legal tech, qui s’occupe notamment de générer automatiquement l’ensemble des documents juridiques et administratifs nécessaires à la création et la gestion d’une entreprise, a vu sa part de marché doubler pour dépasser les 10% du segment de la création d’entreprise.

La startup fondée en 2014 témoigne, en outre, d’un net rebond de son activité à partir de la mi-avril, après une baisse générale observée les premières semaines du confinement. « Nous avons constaté un shift majeur vers des services digitaux » a confirmé Pierre Aïdan, co-fondateur et président de Legalstart, à ZDNet. Aujourd’hui, la startup rassemble 300 000 entrepreneurs pour 1 million de visiteurs uniques par mois, précise-t-il.

Si la fermeture des tribunaux administratifs dans le cadre de la Covid-19 joue certainement un rôle, la multiplication des annonces gouvernementales pour aider les entrepreneurs à ne pas faire faillite a convaincu les professionnels de faire appel à une legal tech. Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, beaucoup de startups se sont d’ailleurs mobilisées, à commencer par Legalstart, qui a mis en place des simulateurs sur les différents dispositifs de soutien aux entreprises, des webinars ainsi qu’un partenariat avec Infogreffe pour soutenir l’accompagnement des formalités des entreprises, indique Pierre Aïdan.

publicité

S’entourer de partenaires avocats pour promouvoir le conseil

Alors que les professionnels du droit semblaient de prime abord plutôt hostiles aux legal tech lorsque ces dernière sont apparues en France, Pierre Aïdan constate que les esprits ont changé. Au vu des récents événements, les responsables de Legalstart considèrent même que la transformation numérique des services juridiques a gagné cinq ans. « Le confinement a perturbé les manières de travailler des acteurs traditionnels, dont la digitalisation était amorcée mais pas terminée. Ils ne pouvaient plus accompagner les entrepreneurs comme avant, et ces derniers se sont naturellement tournés vers des solutions plus dématérialisées, comme Legalstart, dont la part de marché a doublé » écrivent-ils dans un communiqué.

Alors que le phénomène de désintermédiation tend à croître, la plateforme juridique dédie toutefois tout un pan de son activité à l’accompagnement des entrepreneurs, dans l’information juridique et le conseil, avec ses partenaires avocats. La startup privilégie des moyens de communication plus incarnés. « Avec le confinement, même les entrepreneurs les plus réticents se sont tournés vers le digital dans la gestion de leur entreprise. Cette digitalisation a pu se faire grâce à la qualité du service. Le succès de la vidéo assistance, lancée pendant le confinement, démontre l’appétit des utilisateurs pour un nouveau format d’accompagnement qui devient usuel comme dans d’autres secteurs. Notre priorité reste d’adapter le service en fonction du besoin de chacun des utilisateurs » déclare Timothée Rambaud, co-fondateur.

Afin de mieux accompagner les entreprises dans toutes leurs étapes, la legal tech souhaite, prochainement, proposer davantage de services aux entreprises en difficulté, notamment dans le cadre du dépôt de bilan. La direction de Legalstart entend par ailleurs tirer profit de son approche « segmentée » pour comprendre plus en profondeur les besoins de sa clientèle.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *