Les droits d’inscription aux universités seront gelés à la rentrée prochaine – Le Monde

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Un étudiant travaille dans une salle de l’université Aix-Marseille, le 19 novembre 2020.

La mesure vise à aider les étudiants particulièrement touchés par la précarité dans le contexte de la pandémie. Mercredi 10 mars, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé que les droits d’inscription à l’université seraient gelés à la rentrée prochaine.

« Normalement ils augmentent avec l’inflation », mais « nous allons les geler pour la deuxième année consécutive », a dit Mme Vidal sur Europe 1.

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Vers davantage de « présentiel »

Les loyers des résidences universitaires dans les Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) resteront également les mêmes, a-t-elle aussi déclaré, expliquant qu’il n’était pas certain que les étudiants puissent retrouver normalement des petits emplois cet été pour financer leurs études.

La ministre a ajouté travailler à une reprise plus forte « en présentiel » à l’université. Actuellement les étudiants peuvent retourner en cours une fois par semaine. « On a bon espoir » de pouvoir augmenter encore la jauge, a-t-elle dit sans fixer d’horizon.

« Il faut qu’on suive la situation sanitaire, qu’on atteigne un taux de vaccination des personnes les plus fragiles », pour « que nos hôpitaux ne soient plus engorgés », a-t-elle toutefois précisé. « C’est pour être prêts dès que possible que nous commençons à travailler en amont. »

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Polémique à Grenoble

Interrogée par ailleurs sur la polémique qui secoue Sciences Po Grenoble, où le principal syndicat, l’Union syndicale de l’Institut d’études politiques (IEP), a exigé mardi des sanctions à l’encontre de deux professeurs qu’il soupçonne d’islamophobie, Mme Vidal a jugé « intolérable que nous vivions cette violence à l’université ». Elle a affirmé « condamner les faits très fortement », « tous les faits qui conduisent à afficher des noms, donner en pâture sur les réseaux sociaux des enseignants ». « Les syndicats doivent avoir une place essentielle, très clairement à Grenoble ça a été un échec complet », selon elle.

Une enquête pour « injure publique » et « dégradation » a été ouverte par le parquet de Grenoble à la suite d’un collage d’affiches jeudi à l’entrée de l’IEP sur lesquelles on pouvait lire : « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue », avec les noms de deux professeurs. L’UNEF (Union nationale des étudiants de France), dont la branche locale avait relayé les affiches, a reconnu dimanche une initiative « maladroite et dangereuse ».

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Le Monde avec AFP

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