Quelques heures après leur retour sur le territoire français, on en sait un peu plus sur la manière dont les cinq enfants orphelins de djihadistes ont été rapatriés en France de Syrie ce vendredi. Selon des informations obtenues par BFMTV, tous les cinq étaient dans le même camp mais pas tous au même endroit. 

L’opération, conjointe à deux ministères, celui des Armées et celui des Affaires étrangères, a été possible grâce au soutien des kurdes, mais aussi des forces démocratiques syriennes (FDS). La participation de militaires français et de médecins sur place, ainsi que d’agents du Quai d’Orsay et de responsables de la direction des Français de l’étranger a également été nécessaire. 

Décision au cas par cas

La décision du rapatriement a été prise en Conseil de défense, actée par le Président de la République Emmanuel Macron. La décision a été prise au “cas par cas”, “au nom des intérêts supérieur de l’enfant.”

Si leur avion s’est bien posé ce vendredi à base aérienne de Villacoublay dans les Yvelines, le voyage a été retardé d’une journée compte tenu des conditions difficiles de l’opération et d’une météo capricieuse. Comme convenu, les enfants subissent actuellement des examens médicaux après avoir été confiés au parquet de Versailles. Par la suite, un juge pour enfant décidera de leur placement futur: en famille d’accueil ou chez leurs grands-parents.

En revanche, en ce qui concerne les jihadistes combattants, la doctrine n’a pas changé et ces derniers devront être jugés “là où ils ont commis leurs crimes”.