Les avocats de Trump ont achevé l’exposé de la défense à son procès devant le Sénat – Le Figaro

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Au quatrième jour du procès de l’ancien président, ses avocats ont également présenté des vidéos soigneusement éditées.

Les avocats de Donald Trump ont achevé vendredi l’exposé de la défense de l’ex-président américain, en dénonçant un procès au Sénat des États-Unis qui a pour objectif d’«éliminer un adversaire politique».

Bruce Castor, dernier des trois avocats de la défense à s’exprimer, a affirmé que l’objectif du procès était «de bannir 75 millions d’électeurs et de criminaliser les opinions politiques». En faisant condamner le milliardaire républicain, les procureurs démocrates veulent «éliminer un adversaire politique», a-t-il lancé aux sénateurs, jurés à ce procès, et qui pourront ensuite poser leurs questions aux deux parties.

Les avocats de Donald Trump ont auparavant dégainé des vidéos soigneusement éditées, vendredi au quatrième jour du procès de l’ancien président, pour dénoncer «l’hypocrisie» de ses accusateurs démocrates. En miroir des images choc projetées par les procureurs démocrates, les défenseurs du milliardaire républicain ont diffusé dans l’enceinte du Sénat plusieurs montages, dont l’un d’une dizaine de minutes, montrant toutes les figures du parti démocrate utilisant le terme «se battre». Le président Joe Biden, la vice-présidente Kamala Harris, plusieurs sénateurs et les élus de la Chambre qui servent de procureurs dans le procès: le film les montre tous avec ce mot à la bouche, selon des extraits joués et rejoués jusqu’à créer un sentiment de vertige.

Donald Trump est jugé depuis mardi au Sénat pour «incitation à l’insurrection». Il se voit notamment reprocher d’avoir lancé «Battez-vous comme des diables», à ses partisans, juste avant qu’ils ne se lancent à l’assaut du Capitole le 6 janvier, au moment où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Pour ses avocats, ce terme fait partie de «la rhétorique politique ordinaire», utilisée par les élus des deux partis. Pour preuve, ils ont diffusé une autre vidéo, dans laquelle des démocrates utilisent des propos menaçants à l’égard de leurs adversaires («Vous allez payer le prix, faites gaffe»…) «Cette rhétorique est devenue excessive» mais elle est protégée par le premier amendement de la Constitution qui garantit la liberté d’expression, a estimé Michael van der Veen, pour qui les poursuites contre l’ancien président sont «absurdes» et «injustes».

Quant à la violence inouïe de l’attaque sur le siège du Capitole, que les procureurs démocrates ont rappelé avec d’autres films mercredi et jeudi, elle a été condamnée par Donald Trump, au même titre que d’autres violences, ont plaidé ses avocats, en diffusant des images des émeutes ayant entaché certaines des manifestations antiracistes du printemps.

«Arrêtez l’hypocrisie», a conclu Me David Schoen. L’ancien magnat de l’immobilier a toutes les chances d’être acquitté, peut-être dès ce week-end, la Constitution imposant une majorité des deux tiers, quasi inatteignable, pour un verdict de culpabilité.

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