Les aéroports ont perdu la bataille de la reconnaissance faciale

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Fini la controverse. Par conséquent d’une certaine pandémie, la reconnaissance faciale est devenue la nouvelle norme dans les aéroports. Pour rouvrir, ces derniers – particulièrement aux États-Unis, mais également en France – ont exigé de leurs compagnies aériennes un effort de mise en place de mesures aux débouchés contestés.

Dans un reportage de Good Morning America, sur ABC, American Airlines faisait la promotion de ses nouvelles installations, la semaine dernière. À l’aéroport de Dallas (Texas), comme dans tous ceux où la compagnie possède ses portiques, des écrans et des caméras ont remplacé le parcours classique d’enregistrement.

« À l’avenir, vous n’aurez peut-être même plus besoin de votre téléphone. La reconnaissance faciale peut vous permettre de traverser l’aéroport », présentait la responsable de l’expérience client d’American Airlines au correspondant de la chaîne de télévision. À travers l’aéroport, tous deux détaillaient les divers points de contrôles par reconnaissance faciale ajoutés.

L’univers du paiement s’est adapté avec le sans contact et les QR Code, quand les enregistrements aux bureaux des compagnies aériennes ont choisi la reconnaissance faciale, longtemps écartée et débattue. Maintenant, « elle est la nouvelle norme », confirme-t-on dans le reportage.

« Tout ce que vous expérimentez aujourd’hui dans l’aéroport n’existait pas il y a un an », déclarait la responsable de la compagnie. Une bataille de perdue, pour les organismes de lutte pour la protection de la confidentialité.

Bien sûr, les caméras intelligentes ne sont pas entrées dans les terminaux par un grand fracas. Ces deux dernières années, elles commençaient à s’installer pour des raisons de sécurité pour les vols internationaux. Malgré leurs résultats décriés (l’identification ne serait pas optimale selon les chiffres de l’US Customs and Border Protection), elles plaisaient aux autorités par leur effet de dissuasion.

Un exemple français à Lyon

Avec la crise sanitaire, ce qui était une exception s’est démocratisé. En France, à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, un parcours client essentiellement par reconnaissance faciale faisait ses débuts en octobre, l’année dernière. Les terminaux des vols nationaux en font maintenant l’expérience.

« Avec Mona, l’aéroport de Lyon-St Exupéry devient le premier au monde à permettre à ses passagers d’expérimenter un parcours biométrique complet, soit du domicile jusqu’à l’avion », écrivions-nous dans un article. Un parcours dédié, présenté comme « sans contact », et permettant de fluidifier le passage pour éviter les rassemblements trop proches entre les voyageurs.

Des données effacées après 24h

Dans le cas d’American Airlines, outre-Atlantique, comme de Mona, à Lyon, le même discours sur la confidentialité. « Soumis à l’examen de la CNIL, ce nouveau service a bénéficié des dernières recommandations formulées par l’autorité à ce jour, destinées à garantir aux passagers la protection de leurs données et de leurs droits », dit-on en France. « Toutes les données sont automatiquement supprimées après 24 heures », dit American Airlines.

Sans certitude de retrouver rapidement un trafic normal, les aéroports voient la nécessité d’adopter la technologie. Mais d’autres installations suivent de près. C’est le cas des détecteurs aux portiques de sécurité, maintenant dotés de projecteurs à rayons UV pour désinfecter les affaires des voyageurs. Chez Delta Airlines, aussi, le paiement sans contact est devenu obligatoire à bord des avions, et des services d’assistance client par appel vidéo sont disponibles via QR code dans les terminaux. Des aéroports retrouvant la vie, quoique bien plus virtuelle, et surveillée.

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