Le président français Emmanuel Macron doit s’exprimer mercredi 13 février au soir devant 500 personnes réunies pour les cent ans de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles, à Paris. Selon les informations de Reuters, 700 millions d’euros seront déboursés sur cinq ans pour contribuer à l’émergence d’une filière européenne de batteries capable de rivaliser avec les constructeurs chinois et coréens notamment. Ce soutien prendra la forme de subventions, de fonds propres ou d’avances remboursables, selon la nature des projets, précise Reuters. Les collectivités locales sont invitées à ajouter leur propre soutien financier car l’objectif est de voir naître des usines en France.

La France et l’Allemagne travaillent depuis des mois pour constituer cette filière et ont obtenu de pouvoir apporter un soutien public dans le cadre d’un dispositif européen. Le gouvernement allemand prévoit de débloquer un milliard d’euros. L’Union européenne a lancé fin 2017 une initiative pour un “Airbus” des batteries mais plusieurs projets évoluent pour l’instant en parallèle, avec notamment Saft, les allemands Siemens et Manz et le belge Solvay d’un côté, et de l’autre le suédois Northvolt.

Aucun constructeur automobile n’a encore annoncé qu’il pourrait participer directement à un tel consortium mais plusieurs réfléchissent à le faire, ont indiqué récemment des sources françaises. La stratégie présidentielle pour le véhicule autonome prône également davantage de coopération entre les industriels européens, constructeurs automobiles et entreprises des nouvelles technologies.

Emmanuel Macron annoncera également à cette occasion que le dispositif de bonus pour l’acquisition de véhicules électriques sera en vigueur pendant plusieurs années en France. Des mesures seront prises pour favoriser le développement des véhicules électriques dans les flottes d’entreprise et l’installation de bornes de recharge. Un plan “Etat exemplaire” relèvera nettement le pourcentage de véhicules électriques et hybrides achetés par les pouvoirs publics, a également appris Reuters auprès de la présidence de la République.

Pour Reuters, Jean-Baptiste Vey et Yves Clarisse