Samedi matin 9 mars, à Paris, un sit-in non-violent a rassemblé des militants du climat et des Gilets Jaunes. Ils étaient une cinquantaine à bloquer le pont d’Iena, devant la Tour Eiffel, « symbole de l’Accord de Paris et du “Make our planet great again” d’Emmanuel Macron », pour demander « une vraie justice sociale, fiscale et climatique ». La police a laissé l’action se dérouler.

« On est là aujourd’hui pour dire qu’on est sur le même combat, a déclaré l’une des figures du mouvement des Gilets jaunes, Priscillia Ludosky. On nous fait payer une taxe et on sait très bien que ça ne finance pas la transition écologique. Ni nous, Gilets jaunes, ni eux, militants écolos, ne sommes écoutés. Ce serait bien que le gouvernement prenne ses responsabilités pour écouter tout le monde. »

Au cours de l’action, l’un des portraits d’Emmanuel Macron réquisitionné par ANV Cop 21 a été dévoilé. Au mégaphone, Pauline Boyer, porte-parole d’Alternatiba, a dénoncé « un système qui met le profit au-dessus de notre santé », « une politique d’aménagement du territoire qui a vidé les centres des villes et dénoué les liens humains, nous a rendu dépendants de notre voiture individuelle ». Elle a aussi dénoncé le fait « qu’un Français sur cinq vit en situation de précarité énergétique. » « La transition énergétique doit se faire maintenant, a-t-elle ajouté, mais pas n’importe comment. Il n’y a pas de différence entre ceux qui luttent contre la fin du monde et la fin du mois, parce que c’est le même combat. »

Le blocage a été levé vers 11h45, et les participants sont partis rejoindre la manifestation des Gilets jaunes sur les Champs-Elysées.

Source : Reporterre à partir du Live Facebook d’Action climat paris

Photo : Alternatiba


Puisque vous êtes ici…
… nous avons une faveur à vous demander. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés.

Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et laissons tous nos articles en libre accès, afin qu’ils restent consultables par tous. Reporterre dépend en grande majorité des dons de ses lecteurs. Le journal, indépendant et à but non lucratif, compte une équipe de journalistes professionnels rémunérés, nécessaire à la production quotidienne d’un contenu de qualité. Nous le faisons car nous croyons que notre point de vue, celui de l’environnement et de l’écologie, compte — car il est aussi peut-être le vôtre.

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.
Soutenir Reporterre



Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.


Lire aussi : En Isère, Gilets jaunes et villageois dénoncent la pollution de Lactalis