Le point sur la pandémie de Covid-19 : vers de nouvelles restrictions en Grande-Bretagne – Le Monde

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Boris Johnson va encourager les Britanniques à travailler chez eux et souhaite réduire les horaires d’ouverture des bars et restaurants dans l’espoir d’endiguer une deuxième vague d’épidémie de Covid-19 au Royaume-Uni.

Deux millions de cas de Covid-19 ont été enregistrés la semaine du 14 au 20 septembre, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiées dans la nuit de lundi 21 à mardi 22 septembre. Un record – dans un contexte où les tests n’ont jamais été aussi nombreux également. Depuis l’apparition de la maladie, à la fin de décembre en Chine, 30,6 millions de cas et 950 000 décès ont été signalés à l’OMS.

  • Augmentation du nombre de cas signalés

« Il y a eu près de 2 millions de nouveaux cas de Covid-19, ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à la semaine précédente et le plus grand nombre de cas signalés en une seule semaine depuis le début de l’épidémie. Au cours de la même période, le nombre de décès a diminué de 10 %, 37 700 décès ayant été signalés », a détaillé l’OMS dans son bulletin hebdomadaire.

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d’autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres disposent de capacités de dépistage limitées.

La région Europe de l’OMS a connu la plus forte augmentation des décès au cours de la semaine écoulée (+ 27 % par rapport à la semaine précédente). Le continent américain, qui représente plus de 38 % de tous les nouveaux cas signalés au cours de la semaine dernière, reste le plus touché, selon le tableau compilé par l’OMS. La région a toutefois signalé une diminution des décès de 22 %.

La région de l’Asie du Sud-Est, qui représente 35 % des nouveaux cas signalés au cours de la semaine passée, a recensé plus de 100 000 morts depuis le début de la pandémie, avec 9 000 nouveaux morts au cours de la semaine dernière.

Les régions de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental ont toutes deux signalé une légère augmentation des cas et des décès signalés au cours des trois dernières semaines.

En Afrique, l’épidémie continue de ralentir, avec une baisse de 12 % des cas et de 16 % des décès.

  • Inquiétude en Grande-Bretagne

Boris Johnson va encourager les Britanniques à travailler chez eux et va réduire les horaires d’ouverture des bars et des restaurants dans l’espoir d’endiguer une deuxième vague d’épidémie due au coronavirus au Royaume-Uni. Après avoir présidé une réunion de la cellule de crise gouvernementale Cobra, le premier ministre conservateur s’exprimera à 13 h 30 devant le Parlement avant de s’adresser à la nation dans la soirée.

De son côté, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a déclaré que la remontée du nombre de cas d’infection par le nouveau coronavirus menaçait les perspectives de l’économie britannique, ajoutant que la banque centrale étudiait les moyens de soutenir davantage l’activité.

Le groupe britannique Whitbread, maison mère des hôtels Premier Inn et de chaînes de restaurants, a annoncé dans la matinée un projet de 6 000 suppressions d’emplois, soit 18 % de ses effectifs, en raison d’une fréquentation toujours plombée par la crise sanitaire. Whitbread explique dans un communiqué qu’il va ouvrir une période de consultation sur ce plan en tablant sur le fait qu’une majorité des suppressions de postes se feront par des départs volontaires.

Premier Inn, chaîne hôtelière de milieu de gamme, est l’une des plus connues au Royaume-Uni, avec plus de 800 établissements dans le pays, notamment des pubs ou des restaurants de viande. « La demande de voyages reste faible et nous devons prendre des décisions très difficiles », a averti la directrice générale, Alison Brittain.

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  • Bruxelles lève certaines restrictions

La Belgique va cesser d’interdire les déplacements non essentiels dans des villes et des régions européennes classées « rouges » en raison d’une forte circulation du coronavirus, et se conformer à un système européen en cours d’élaboration.

« Nous étions jusqu’ici le seul pays européen à interdire, et non à déconseiller, les voyages en “zones rouges” », explique dans un communiqué le chef de la diplomatie belge, Philippe Goffin.

Il précise qu’« à partir de vendredi 25 septembre », les « interdictions » en vigueur pour ces zones seront « remplacées par des avis déconseillant strictement » les voyages. L’objectif, souligne M. Goffin, est d’avoir dans ce domaine « une plus grande coordination européenne ».

La Belgique, avec plus de 100 000 cas et près de 10 000 morts, est un des pays européens les plus touchés par le coronavirus, en raison notamment de la forte densité de sa population.

Depuis la fin du confinement, en juin, le pays a appliqué, parallèlement à la réouverture des frontières en Europe, un système de trois couleurs (vert, orange, rouge) destiné à prévenir les citoyens souhaitant voyager à l’étranger des restrictions auxquelles ils s’exposaient à leur retour au pays.

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  • Les Madrilènes invités à limiter leurs mouvements et leurs contacts

Au lendemain de l’entrée en vigueur de sévères restrictions dans une partie de la région de Madrid, le ministre de la santé espagnol a appelé tous les Madrilènes à respecter les règles de distanciation sociale pour freiner la propagation de l’épidémie de Covid-19.

Soulignant que la « situation la plus inquiétante est à Madrid », Salvador Illa a déclaré sur la radio Cadena Ser :

« Je recommanderais aux Madrilènes de réduire au maximum leurs mouvements, de respecter scrupuleusement les mesures dictées par les autorités sanitaires de la région et de réduire au maximum leurs mouvements à ce qui est essentiel et leurs contacts aux personnes qui leur sont le plus proches… »

Plus de 850 000 personnes (sur 6,6 millions d’habitants au total dans la région) ont interdiction de quitter leur quartier, sauf pour des raisons bien précises : aller travailler ou étudier, se rendre chez un médecin, répondre à une convocation d’ordre légal ou encore s’occuper de personnes dépendantes. Elles ont en revanche le droit de se déplacer au sein de leur quartier et ne sont donc pas forcées de rester chez elles.

Le gouvernement régional, compétent en matière de santé, a également décidé de réduire dans toute la région de Madrid de 10 à six le nombre des personnes pouvant se rassembler en public ou en privé. L’Espagne a recensé plus de 670 000 cas de Covid dont plus de 30 600 ont été mortels.

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Le Monde avec AFP et Reuters

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