Le NVIDIA des processeurs pour voitures autonomes se précise

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En Chine, un fabricant de semi-conducteurs pour robots et voitures autonomes n’a que cinq ans, mais compte bien lever 700 millions de dollars dans sa ronde de série C. Après 100 millions il y a à peine trois ans, 600 milllions il y a deux ans, Horizon Robotics vient de récupérer une première partie de son opération cette semaine, à hauteur de 150 millions d’euros.

L’afflux des investisseurs trouve son explication dans le projet de la société : équiper le parc automobile autonome ces prochaines années, comme Nvidia le fait pour les cartes graphiques d’ordinateurs et consoles aujourd’hui.

Horizon Robotics a déjà embarqué avec lui des marques comme Audi, Bosch, Continental, SAIC Motor et BYD. Néanmoins, son concurrent américain n’a pas délaissé l’industrie automobile pour autant, et propose sa plateforme Nvidia Drive à Mercedes-Benz.

La technologie des processeurs permettant de faire fonctionner le cerveau des conduites autonomes ne chercherait donc pas uniquement à équiper les marques chinoises, et l’Europe pourrait également en être conquise. Mais c’est bien localement qu’Horizon Robotics a trouvé sa force pour décoller, avec un financement de l’État, dans le but de sortir de la dépendance américaine sur ce genre de puces électroniques.

Le même jour, la voiture autonome a connu une autre actualité avec l’annonce de l’introduction en bourse de Ouster (sous la forme d’un SPAC), une entreprise développant la technologie de capteurs LiDAR, qui seront installés sur les voitures sans conducteur. Il y a deux ans, le constructeur allemand BMW ouvrait le bal en annonçant s’être allié à la startup israélienne Innoviz pour ses capteurs.

Horizon Robotics, de son côté, ne vise pas encore le marché des capitaux. Aucun doute pour le moment que les investisseurs continueront de répondre à l’appel, et la première phase de sa série C a été réalisée principalement par 5Y Capital et Hillhouse Capital et Capital Today.

Depuis le début du mois de décembre, Horizon Robotics a rejoint le consortium MLCommons, regroupant 30 des plus grands noms de l’intelligence artificielle et du « machine learning ». Il faut dire que ses plans à l’avenir seraient de proposer « un écosystème ouvert », rapporte Tech Crunch, une architecture qui pourrait être utilisée par ses partenaires industriels.

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