Le “message d’espoir” de la grand-mère du premier bébé né après une greffe d’utérus en France – BFMTV

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La grand-mère de Misha, née après une greffe d’utérus, témoigne auprès du Parisien. C’est elle qui a donné son utérus à sa fille, atteinte du syndrome de Rokitansky (MRKH).

“Ce n’est pas parce que c’est ma petite-fille mais… qu’est-ce qu’elle est belle!” Brigitte a bien du mal à cacher son bonheur. Cette Française de 59 ans, a donné à sa fille Déborah son utérus, qui lui a permis de donner naissance à Misha, vendredi dernier à l’hôpital de Suresnes (Hauts-de-Seine). Dans les colonnes du Parisien, la quinquagénaire revient sur l’incroyable “aventure” familiale qu’a été cette greffe, une grande première en France.

Fécondation in vitro

Misha, née le 12 février, est pour l’instant en couveuse. Plus d’un an auparavant, sa mère, atteinte du syndrome de Rokitansky (MRKH), comme 4500 autres Françaises, a subi une greffe d’utérus, puis procédé à une fécondation in vitro.

“On ne dirait pas que c’est une petite prématurée. Elle a une bonne bouille. C’est un petit poupon: elle fait 42 cm pour un peu plus d’1,8 kg. Elle est mignonne comme tout”, se réjouit Brigitte auprès du Parisien.

Elle souligne que Misha et sa mère ont désormais besoin de temps et de beaucoup de repos. “Il faut le temps que la lactation se fasse et, comme c’est une prématurée, elle n’a pas encore le réflexe de succion. (…) Il faut laisser le temps au temps.”

“Si c’était à faire, je le referais”

Grand-mère pour la quatrième fois, cette dernière dit ne pas avoir hésité une seconde lorsque l’opportunité d’aider sa fille s’est présentée. “Si c’était à faire, je le referais. (…) Une fois que mon utérus a été transplanté, ce n’était plus le mien.”

“La première grande aventure s’est terminée il y a plus d’un an, quand on a su que le greffon était bien accroché, qu’il n’y avait plus de risque de rejet, c’était fini pour moi. Maintenant, c’est l’aventure de ma fille”, ajoute-t-elle.

“On veut leur dire: c’est possible”

Cette greffe n’a pas vocation à être permanente en raison du traitement antirejet. Il s’agit d’une “greffe provisoire” pour avoir un enfant, expliquait mercredi à BFMTV le professeur Jean-Marc Ayoubi, à la tête de l’équipe médicale qui a réalisé la greffe. Mais Déborah pourra toutefois mener à terme une seconde grossesse.

Pour Brigitte, la situation de sa fille est un espoir pour toutes les femmes qui ne peuvent devenir mère.

“On veut faire passer un message d’espoir à toutes les mamans qui pour X raisons, à la suite d’une maladie ou d’une malformation, n’ont pas ou plus d’utérus, et qui veulent un enfant, affirme-t-elle à nos confrères. On veut leur dire: c’est possible.

D’autres greffes d’utérus sont d’ailleurs prévues à l’hôpital Foch pour des femmes nées sans utérus. Ce type de greffe n’est toutefois pas inédit dans le monde, la première naissance après une telle greffe a eu lieu en Suède en 2014.

Esther Paolini Journaliste BFMTV

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