Le Mali prépare l’exil du président IBK – Le Figaro

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Soutenue par la rue, la junte militaire négocie avec la Cédéao les conditions d’un retour du pouvoir aux civils.

Samedi soir, une délégation de la Cédéao (à droite) a rencontré, au ministère de la Défense, à Bamako, les militaires de la junte, dont le colonel Assimi Goïta, tout juste nommé président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).
Samedi soir, une délégation de la Cédéao (à droite) a rencontré, au ministère de la Défense, à Bamako, les militaires de la junte, dont le colonel Assimi Goïta, tout juste nommé président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). AP/AP

Personne ne le dira officiellement, mais le coup d’État qui, il y a cinq jours, a renversé le président malien Ibrahim Boubacar Keita est désormais entériné. Même parmi ses proches, on confie désormais se «tourner vers l’avenir», un avenir sans IBK. Le président déchu le sait et le dit. Samedi, lors d’un bref entretien avec une délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’ex-chef d’État a assuré ne pas vouloir reprendre le pouvoir. Blessé dans son orgueil, IBK, longtemps enfermé dans le déni de son impopularité, refuse désormais l’idée de ce retour exigé par certains de ses pairs. Malade et épuisé, IBK, a jeté l’éponge. L’histoire d’IBK avec le Mali n’est plus évoquée que pour savoir comment l’exfiltrer du camp militaire de Kati où il est toujours retenu «pour sa protection» selon la junte, et lui trouver un chemin vers l’exil, peut-être aux Émirats.

Ce départ d’IBK est loin d’être anodin. Il va permettre à la Cédéao d’accepter le coup de force, tout

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