« Le jour où nous avons dit au revoir » : les « unes » de la presse britannique au lendemain du Brexit – Le Monde

Spread the love
  • Yum
Des chants patriotic anglais d'un coté (pro-brexit), et de l'amitié entre les peuples de l'autre (pro-europe). « Brexit est une tragédie pour notre pays, et pour l'avenir des jeunes. Beaucoup vont souffrir, et pour quoi faire ? Pour rien. Il n'y a pas de bénéfices. Nous avons perdu nos droits. » Madeleina Kay (25 ans), originaire de Sheffield, chante des chansons sur l'amitié et la camaraderie entre personnes de différentes nationalités, devant la Maison de l'Europe, le siège de l'Union européenne au Royaume-Uni. Photo © Ed Alcock / M.Y.O.P. 31/1/2020 « Brexit is a tragedy for our country, and for the future of young people. Many will suffer, and what for? For nothing. There are no benefits. We have lost our rights. » Madeleina Kay (25), from Sheffîeld, sings songs about friendship and camaraderie between people of different nationalities, outside Europe House, the UK HQ of the European Union. Photo © Ed Alcock / M.Y.O.P. 31/1/2020

ED ALCOCK / M.Y.O.P. POUR « LE MONDE »

Publié aujourd’hui à 04h19, mis à jour à 06h28

Le Royaume-Uni est devenu vendredi 31 janvier le premier pays à quitter l’Union européenne, après trois ans et demi de déchirements. Samedi 1er février, les « unes » de la presse britannique reviennent sur ce jour historique.

Le Guardian revient sur « le jour où nous avons dit au revoir » et s’interroge : « Comment une nation dit au revoir à ses voisins ? Avec un nœud dans la gorge et un émouvant chant d’adieu – ou avec des applaudissements et un doigt d’honneur provocateur de bon débarras ? » « La réponse que la Grande-Bretagne a donné à 23 heures, vendredi 31 janvier, est : les deux », estime le journal.

Le Times fait également ses « adieux » à l’Union européenne.

« Tout le monde debout : voici la glorieuse nouvelle Grande-Bretagne », célèbre de son côté le tabloïd Daily Express, alors que le Daily Mail offre une serviette gratuite pour fêter le Brexit.

Le tabloïd The Sun fait le choix d’un jeu de mot sur l’expression « faites l’amour, pas la guerre » : « Make love, not war » devient « Make leave, not war ». Et le journal revient sur la « promesse de succès » du premier ministre britannique, Boris Johnson, lors du discours prononcé une heure avant le grand saut.

Le Daily Telegraph se projette déjà dans la suite : les négociations avec Bruxelles sur la future relation commerciale avec l’Union européenne : « Johnson intensifie la pression sur l’UE. » « Eh bien, Dieu merci, c’est fini, c’est tout ce que je puis dire », se réjouit la chroniqueuse Allison Pearson.

Le Daily Mirror s’intéresse également à la suite et titre sur l’avenir d’un Royaume-Uni solitaire : « Aujourd’hui, notre nation se réveille face à un futur en dehors de l’UE. Il nous a été dit que cela rendrait notre pays plus juste et plus fort. Pour le bien de tous ceux qui ont voté leave ou remain… maintenant, construisez la Grande-Bretagne qu’on nous a promis. »

The Independent propose justement un « mode d’emploi » pour réussir cet après-Brexit si périlleux, du commerce à l’industrie, en passant par la diplomatie, alors que i s’interroge : « Et maintenant ? »

En Ecosse, où la population a voté en majorité pour le maintien dans l’Union européenne, The Herald fait sa manchette sur le coronavirus

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *