Le groupe APRR opère une virage numérique des métiers de l’autoroute

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Le groupe APRR opère une virage numérique des métiers de l'autoroute

Avec ses près de 2 500 kilomètres d’autoroutes et ses 3 500 collaborateurs, le réseau APRR, filiale du groupe Eiffage, est soumis à de nombreux impératifs de délais et de qualité qui nécessitent une optimisation des processus et un partage de l’information harmonisé. C’est dans ce contexte que le groupe autoroutier fait appel à Bulldozair pour accompagner la transformation numérique de ses métiers.

Le programme “NumA” porté par le groupe APRR vise à « consolider un écosystème et améliorer les process terrain pour nos agents nomades » indique Marianne Michallet, chef de projets Organisation, en charge de la transformation digitale et du numérique chez APRR, à ZDNet. L’objectif pour 2020 était d’arriver à 80% des process terrain digitalisés, incluant des plus petits chantiers comme des plus conséquents, et la création à titre d’exemple d’un demi diffuseur au nord de Chalon-sur-Saône.

« On a commencé notre transition digitale par des processus très structurants pour nos métiers, comme le payage, la surveillance et la sécurité. Et puis, quand le moment s’est présenté, on a creusé le besoin sur tout ce qui était suivi de travaux, coordination dans les grandes opérations » détaille la responsable.

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Libérer des tâches rébarbatives

Bulldozair remplace ainsi les carnets de notes, les rapports papier et les allers-retours répétés, et édite une solution collaborative mettant en lien tous les corps de métier d’un projet de construction sur une plateforme web ou mobile donnant accès à toute l’information liée au projet. Concrètement, « la solution Bulldozair nous aide à structurer la collaboration. Sur les travaux simples, on estime que c’est 30 000 heures par an qui pourront être gagnées sur nos chantiers » déclare Marianne Michallet.

De son côté, Ali El Hariri, CEO co-fondateur de Bulldozair, précise que la solution met en relation du bout à l’autre de la chaîne les acteurs de terrain, qui examinent les anomalies et détectent les risques potentiels sur les voies et les aires d’autoroute, et les employés de bureau qui ont plutôt un rôle de supervision et de centralisation de la donnée.

« A travers l’application mobile, les surveillants de travaux vont pouvoir prendre des photos, les géolocaliser ou alors les localiser directement sur un plan d’ouvrage numérisé. Pour des tâches de reporting, les agents sur le terrain ne sont plus obligés de repasser par le bureau pour déposer leur formulaire de contrôle » dit-il. « Au-delà de la malfaçon, c’est aussi la progression et le suivi quantitatif qui importe », complète Marianne Michallet. « Sur un linéaire, les choses avancent, et à la fin, il faut que tout soit bien réalisé. C’est aussi ce qui va permettre de réceptionner et payer » évoque-t-elle.

Nul besoin d’aller sur des fonctionnalités trop complexes, estime Ali El Hariri. Le but étant de de « couvrir les basiques » pour répondre aux besoins clients. « Les cimetières IT de projets abandonnés sont plein de projets qui partent d’une réflexion top-down » commente ce dernier.

Pilotage et aide à la décision

La plateforme n’a pas vocation à être un jumeau numérique, ni à devenir une maquette numérique, poursuit Ali El Hariri. Sa fonction première est de fluidifier la collaboration et d’aider à la décision. « Le vrai sujet, c’est l’adoption, la manière dont on arrive à embarquer les équipes. Le client veut aller sur de la planification, gérer son temps et son organisation, sans passer par l’ultra simplicité d’un Excel » observe-t-il.

Le suivi des projets est d’autant plus un challenge, sur autoroute, que c’est un environnement qui fonctionne sous contrainte, avec des jours “hors chantiers” liés au trafic routier, rappelle Marianne Michallet. Aussi, « même dans les travaux les plus simples, un jour de retard peut compromettre tout le chantier. »

Un autre volet de la solution concerne l’exploitation de la donnée. Une fois les chantiers entrés dans la plateforme, Bulldozair permet d’afficher des graphiques d’avancement pour avoir une vue d’ensemble des projets, ou alors une vue par sujets, etc. Il y a tout un travail en cours sur les données exportées et alimentées dans un outil d’analytics, qui va permettre d’aller « piloter l’ensemble des données d’un seul coup », poursuit Ali El Hariri.

Au final, résume Marianne Michallet, la solution a trois avantages : elle « rassure, donne de l’autonomie, et simplifie la vie des collaborateurs. »

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