L’exécutif a tranché. Dans le cadre de la réforme des retraites, le gouvernement a décidé d’inscrire un nouvel “âge pivot” de 64 ans, rapporte Challenges. Autrement dit, il faudra au moins travailler jusqu’à 64 ans pour profiter de sa retraite à taux plein.

Chacun aura la possibilité de partir avant s’il le souhaite, l’âge légal de départ restant fixé à 62 ans. Mais un système de bonus-malus réduira mécaniquement le montant de la pension. À l’inverse, une personne qui partira après 64 ans bénéficiera d’une pension plus élevée.

“L’idée était dans l’air depuis plusieurs mois, mais cette fois Matignon l’a actée avec l’aval de l’Élysée. Cela permet d’équilibrer financièrement le système et d’éviter les déficits prévus dans les décennies à venir”, explique un connaisseur du dossier à Challenges.

Allonger la durée de cotisation sans toucher à l’âge légal

Cette piste d’inscrire un nouvel “âge pivot” était dans les tuyaux depuis un certain temps. “On part aujourd’hui à la retraite à peu près au même âge qu’en 1980”, avait déclaré Emmanuel Macron lors d’un déplacement en Bretagne début avril. Quelques jours plus tard, lors de la restitution du grand débat, le chef de l’État s’était opposé au recul de l’âge légal de départ en retraite, estimant que “travailler plus, ça peut se faire d’une autre manière. C’est d’allonger la durée de cotisation et de laisser le libre choix”.

L’âge pivot de 64 ans entrerait en vigueur le 1er janvier 2025, date à laquelle le nouveau système de retraites doit voir le jour. Il devrait en outre augmenter d’un mois par génération et atteindre les 65 ans en 2037. Reste à convaincre les syndicats qui se montrent déjà particulièrement hostiles à cette idée. Selon la Drees, l’âge de départ en retraite était de 62 ans et un mois en moyenne en 2017.