Les étudiants algériens sont obligés de rentrer chez eux. Le ministère de l’Enseignement supérieur a décidé que les vacances universitaires débutent aujourd’hui, soit deux semaines plus tôt que prévu. Mais pour les étudiants, ces vacances prolongées sont une mauvaise nouvelle. Ils y voient surtout une tentative de museler l’opposition.

Une décision politique et une décision stupide

La nouvelle est tombée dans l’après-midi de samedi, lorsque le ministre de l’Enseignement supérieur annonce que les vacances universitaires débuteront avec deux semaines d’avances et dureront non pas deux, mais quatre semaines. Pour Amsa, une étudiante en anglais de 23 ans, c’est clairement une décision politique et aussi une décision stupide. « Cela ne va pas altérer la volonté des étudiants de manifester. C’est le contraire qui va se passer. Cela va pousser les étudiants à manifester. »

On veut le changement

Au fur et à mesure, les administrations demandent aux étudiants de quitter les universités. C’est le cas de Shaïma de 22 ans : « Demain, je ne sais pas où je passerai la nuit, mais je resterai ici et je vais me débrouiller. C’est un devoir pour mon pays. On ne veut pas d’un cinquième mandat et on ne veut pas de ce gouvernement. On veut le changement ». En quelques heures, l’indignation monte sur les réseaux sociaux et les étudiants organisent une série de rassemblements pour ce dimanche. En fin de journée, renversement de situation, les cours seront bien arrêtés, mais les cités universitaires resteront ouvertes durant les prochaines semaines.

Selon des chiffres officiels, l’Algérie compte près de deux millions d’étudiants dont près de 700.000 sont hébergés dans ces cités universitaires.

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