Le gouvernement accélère la campagne de vaccination contre le Covid-19, des skieurs de retour de Suisse placés à l’isolement – Le Monde

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Une infirmière prépare l’injection d’une dose du vaccin de Pfizer et BioNTech contre le Covid-19, à Bobigny le 30 décembre 2020.

Le premier week-end de l’année 2021 n’apporte pas de bonnes nouvelles sur le plan de l’épidémie due au coronavirus. Alors que le gouvernement essuie de nombreuses critiques à propos d’une campagne vaccinale jugée trop lente, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, juge que « la tendance est déjà préoccupante ». Dans les colonnes du JDD, ce dimanche 3 janvier, il a précisé que « de façon générale, l’incidence [était] de nouveau en hausse après un plateau assez long ».

Selon lui, « on a une augmentation progressive depuis début décembre » alors même que les conséquences des réunions pour les fêtes de fin d’année ne seront connues que la semaine prochaine. Au 2 janvier, Santé publique France faisait état de plus de 3 400 cas et de 156 décès supplémentaires confirmés en vingt-quatre heures. Par ailleurs, le Covid-19 a entraîné la mort de près de 65 000 Français depuis le début de l’épidémie.

  • Le gouvernement veut accélérer la vaccination

Après moult critiques et une première accélération surprise, le gouvernement français entend accélérer la campagne vaccinale contre le coronavirus. Le président de la République, Emmanuel Macron, avait déjà assuré, lors de ses vœux aux Français, ne pas « laisser une lenteur injustifiée s’installer » dans la vaccination.

Une semaine après le début de la campagne de vaccination, moins de 500 personnes âgées (selon les estimations de CovidTracker, qui n’incluent pas celles, manquantes depuis le 31 décembre, du ministère de la santé) ont pour l’instant reçu une injection en France, où la vaccination n’est pas obligatoire et soumise à un consentement.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a ainsi déclaré dans Le Parisien que « l’accélération demandée par le président [était] déjà engagée ». Le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, lui a fait écho sur BFM-TV : « Est-ce que nous devons aller plus vite ? La réponse est oui », a-t-il dit. « Nous allons accélérer la politique vaccinale. »

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La ministre de la santé, Olivier Véran, avait déjà annoncé, dans une déclaration surprise jeudi 31 décembre, qu’à partir de lundi 4 janvier, les soignants âgés de 50 ans et plus pourront se faire également vacciner, alors qu’ils ne devaient faire partie que de la deuxième phase de vaccination. Le ministre de la santé a en outre promis la mise en place « avant début février » de centres de vaccination en ville « pour les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus, etc. ». La vaccination dans les pharmacies est aussi envisagée.

Selon Gabriel Attal, 500 000 doses vaccinales ont déjà été reçues et 500 000 doses supplémentaires arriveront chaque début de semaine. « On ne juge pas le succès d’une campagne vaccinale de six mois au bout de sept jours », a-t-il asséné en réponse aux critiques de la part de responsables de santé et du monde politique.

  • Des vacanciers français placés à l’isolement à leur retour de Suisse

Des arrêtés de mise à l’isolement ont été pris par la préfecture du Doubs, dimanche 3 janvier, à l’encontre de quarante-huit vacanciers français, de retour de Suisse et ne pouvant pas présenter de test négatif au Covid-19. Le directeur du cabinet du préfet du Doubs, Jean Richert, a expliqué que ces arrêtés intervenaient alors que les vacanciers « s’ét[aient] rendus dans des zones à risque, dans des stations de ski ».

Les contrôles se sont déroulés samedi après-midi au cours d’une opération spécialement mise en place à la frontière, et ont visé près de deux cents véhicules. Selon le décret du 19 décembre 2020, les personnes de retour de l’étranger doivent présenter un justificatif de test de dépistage du Covid-19 datant de moins de soixante-douze heures démontrant qu’elles ne sont pas contaminées. Dans le cas contraire, elles s’exposent à une « mise en quarantaine » ou un « maintien à l’isolement ».

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« Chaque arrêté est nominatif, il précise l’identité de la personne ainsi que le lieu où l’isolement sera réalisé », le plus souvent au domicile, a ajouté M. Richert. Ledit isolement est prévu pour sept jours. Et les possibilités de déplacement sont limitées aux courses alimentaires, aux convocations administratives ou judiciaires et aux démarches de soins, y compris pour réaliser un test. Un test négatif permettant de mettre fin à l’isolement. D’autres opérations de contrôle de ce type « ont vocation » à se renouveler, a encore fait savoir M. Richert.

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Le Monde avec AFP et Reuters

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