A droite, Eric Drouet, lors de son entretien avec François de Rugy le 27 novembre. (Abaca)

C’est l’une des “stars” du mouvement des Gilets jaunes. Eric Drouet, figure du mouvement de contestation, est visé depuis ce vendredi par une enquête pour “provocation à la commission d’un crime ou d’un délit” et “organisation d’une manifestation illicite”, a appris l’AFP par le parquet de Paris. Selon cette source, c’est le préfet de police de Paris qui a fait un signalement auprès du parquet après les propos du Gilet jaune sur BFMTV mercredi. Le “gilet jaune” sera entendu dans le cadre de ces investigations et devra “préciser la portée des propos qu’il a tenus”, a indiqué une source proche de l’enquête.

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Sur BFMTV, au cours d’une émission spéciale sur les Gilets jaunes et la colère des Français qui manifestent, Eric Drouet, l’une des figures les plus influentes du mouvement sur Facebook, avait exposé son intention pour la manifestation de samedi, devant l’Elysée : “On rentre dedans”, avait-il assuré. Les deux infractions exposé par le parquet sont punies, pour la “provocation à la commission d’un crime ou d’un délit” de 5 ans de prison et 45.000 euros d’amende, et  pour l'”organisation d’une manifestation illicite” de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

“Ils m’attendent demain matin pour moi”

Vers 14h45, Eric Drouet s’est exprimé, sur Facebook, sur cette enquête :

Son cousin, Alexis Drouet, avait donné plus tôt des informations à son sujet :


Dans une vidéo postée jeudi sur Facebook, Eric Drouet s’est défendu d’avoir appelé à commettre des violences. “Je vois tout ce qui se dit comme quoi je serais un anarchiste, je voudrais remettre les choses au clair”, y déclarait-il. “J’ai jamais dit que je voulais aller à l’Elysée pour tout casser mais pour se faire entendre. Les seuls interlocuteurs qu’on a, ce sont des ministres, le Premier ministre ou des secrétaires d’Etat mais jamais le président. Donc c’était plutôt pour le symbole”, expliquait-il.

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A la veille de l'”acte IV” du mouvement des “gilets jaunes”, l’alerte maximale est décrétée en France. Le gouvernement a décidé de déployer un dispositif “exceptionnel”, avec 89.000 membres des forces de l’ordre mobilisés dans toute le pays, dont 8.000 à Paris, pour tenter d’éviter les mêmes scènes d’émeutes que le samedi 1er décembre. Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a annoncé vendredi avoir pris des réquisitions afin de permettre aux policiers d’interpeller samedi des personnes venues “en découdre avec les forces de l’ordre”.

“Notre devoir, c’est d’adapter notre réponse pour faire en sorte qu’elle fasse reculer le sentiment d’impunité et que justice passe”, a-t-il estimé sur RTL.